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Un ex-stratège caquiste lobbyiste pour Oracle

La firme américaine lorgne les données à votre sujet

Oracle à Austin
Photo courtoisie Les locaux ultramodernes d’Oracle, à Austin, au Texas. L’immense site de la capitale texane abrite, depuis quelques semaines, le siège social de l’entreprise, auparavant situé en Californie.

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Alors que le gouvernement Legault se prépare à confier 80 % des données de l’État au privé, un ex-stratège caquiste s’active comme lobbyiste pour aider le géant américain Oracle à avoir sa part du gâteau.

Le 12 janvier dernier, Pierre Tremblay, ex-directeur de cabinet adjoint du ministre des Transports (MTQ), François Bonnardel, du 18 octobre 2018 au 3 janvier 2020, s’est inscrit comme lobbyiste de la firme H+K Stratégies, à Québec, pour le compte d’Oracle, qui a son siège social à Austin, au Texas.

Dans son mandat, Pierre Tremblay dit vouloir « présenter les produits d’Oracle aux titulaires de charge publique dans le cadre de la transformation numérique de l’État pour des services de stockage de données, notamment en infonuagique ».

Il mentionne que les démarches « ne concernent pas un contrat ou un produit en particulier, mais visent à démontrer que les produits Oracle s’inscrivent dans les objectifs de modernisation des infrastructures TIs du gouvernement »

Au total, l’ex-stratège caquiste vise trois charges publiques, le Centre d’acquisitions gouvernementales (CAG), Infrastructures technologiques Québec (ITQ) et le Secrétariat du Conseil du trésor.

Pas d’entrevue

Ces derniers jours, le Conseil du trésor et Infrastructures technologiques Québec (ITQ) ont confirmé tour à tour au Journal que Pierre Tremblay avait assisté à une rencontre le 12 janvier dernier « en tant qu’observateur ».

Le Conseil du trésor a précisé que Pierre Tremblay n’avait jamais sollicité de rencontres avec ses représentants et que celle du 12 janvier avait été demandée par deux vice-présidents d’Oracle, Bill Gillam et Sandy Krawchuk. 

Joint par Le Journal, Pierre Tremblay a refusé d’accorder une entrevue.

« La description du mandat est clairement détaillée sur le site web du Registre des lobbyistes. Je n’ai rien à ajouter à ce sujet. De plus, la politique de notre firme est très claire, nous ne discutons jamais de nos mandats et de nos clients », s’est-il limité à dire par courriel.