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Mesures sanitaires: Jacques Rougeau veut informer les gens

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L’ancien lutteur Jacques Rougeau a été grandement surpris par les mesures de distanciation sociale pratiquées à l’intérieur des avions en temps de pandémie. Avouant lui-même ne pas avoir été suffisamment informé avant son vol en direction de Toronto, le Québécois tient désormais à sensibiliser ses compères qui souhaitent voyager.

Le 22 janvier, Rougeau s’est exprimé sur les réseaux sociaux quant à l’absence de distanciation sociale à bord des appareils d’Air Canada. Il avait alors dû voyager pour affaires, devant participer au tournage du documentaire Dark Side Of The Ring, où il devait parler de sa rivalité avec les British Bulldogs.

Alors que le port du masque et le deux mètres était respecté partout dans l’aéroport Pierre-Elliott-Trudeau de Montréal, cette dernière mesure n’était pas respectée dans l’avion, ce qui a surpris l’homme de 60 ans.

«Je veux sensibiliser les gens. Je ne veux pas juger Air Canada, je ne veux pas juger le comportement des gens, les pour et les contre ou la COVID, a tenu à dire Rougeau mercredi, en entrevue avec l’Agence QMI. Je ne veux pas juger. Je veux seulement les informer que c’est comme ça que ça se passe quand vous montez dans l’avion.»

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Par courriel, Air Canada a rappelé qu’aucune compagnie aérienne canadienne n’offrait la distanciation sociale à bord de ses appareils.

«Il faut tenir compte de la qualité de l’air à bord. L’air de la cabine est renouvelé toutes les 2 à 3 minutes, à l’aide d’un système de filtration extrêmement efficace. Nos appareils sont munis de filtres qu’on appelle HEPA, qui bloquent à 99,9% tous types de particules, incluant les bactéries et les virus», a indiqué Air Canada, qui a aussi mis sur pied le programme de prévention Soin Propre+.

Sensibilisation

Dans les premières rangées de la classe économique, Jacques Rougeau s’est retrouvé dans le siège voisin à celui d’un inconnu. Peu à l’aise avec la situation, il a questionné un agent de bord, qui lui a expliqué que le deux mètres n’existait plus à bord.

«Je suis tellement “mindé" avec ce que M. [François] Legault dit. Nous autres, on suit ça à la lettre, a-t-il dit, parlant au nom de son épouse. Je ne sors pas de chez nous depuis des mois. Je n’ai pas vu mes enfants dans le temps des Fêtes, je n’ai pas eu de gros party. Pour moi, ce n’était pas naturel que je ne puisse pas me mettre au coude-à-coude avec mes enfants chez nous, [...] mais que je me colle avec quelqu’un à l’aéroport.»

Au retour de Toronto, où il était arrivé sous le choc, Rougeau a préféré payer le gros prix pour s’installer en première classe, afin d’avoir un peu plus d’espace.

«Quand je suis arrivé à mon siège, je me suis mis le visage au complet dans le châssis et j’ai passé tout le vol là, a raconté le retraité. Le monsieur à côté devait bien me comprendre et il a été très respectueux. Il se collait vers l’allée et respectait la distanciation. On avait au moins trois ou quatre pieds d’écart.»

Malgré tous les commentaires (bons et mauvais) qu’il a reçus depuis sa sortie sur les médias sociaux, Jacques Rougeau dit «accepter les conseils de tout le monde», en plus d’avoir beaucoup appris. Il tient seulement à ce que les Québécois qui comme lui respectent les mesures du gouvernement sachent à quoi s’attendre une fois à l’aéroport.

«Si vous allez à l’aéroport, vous allez passer partout dans l’aéroport, à la barrière. Mais quand vous êtes dans l’avion, ça n’existe plus le deux mètres. Ça, il faut que vous le sachiez. Il faut que le peuple le sache», a-t-il martelé.

«Moi, j’y crois au virus et je veux arrêter son ascension. Il faut que tout le monde mette la main à la pâte», a conclu Rougeau.

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