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COVID-19: l’arrivée de variants pourrait compliquer l’allègement des restrictions au Québec

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La date butoir du couvre-feu et des mesures plus strictes dans la province arrive à grands pas, et plusieurs se demandent, à la lumière de bilans de la COVID-19 qui s’améliorent de jour en jour, si certaines mesures devraient être levées à ce moment.

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Des régions où il n’y a presque plus de cas réclament de pouvoir recommencer à se déconfiner un peu, et d'ouvrir, par exemple, certains commerces non essentiels. 

  • Écoutez l'entrevue avec Benoit Barbeau, professeur au département des sciences biologiques de l’UQAM et expert en virologie avec Benoit Dutrizac sur QUB Radio:  

Selon le Dr Mathieu Simon, chef des soins intensifs de l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (IUCPQ), il faut agir avec grande prudence si l’on souhaite déconfiner certaines régions, parce que si les cas augmentent, ces régions pourraient avoir besoin de l’aide des grands centres, encore affectés par le virus. 

«S’il y a une hécatombe, comme on l’a vu au Saguenay un peu avant les Fêtes, où il n’y a pas eu de cas ou presque lors de la première vague, ils se sont retrouvés à avoir énormément de cas et ils en ont presque suffoqué. Il faut être très, très prudents. On peut vivre plus normalement que ce que l’on vit présentement, mais tout le monde doit embarquer, on ne peut pas tout laisser aller», explique le Dr Simon à l’émission Le Québec matin.  

Il croit que le couvre-feu a eu ses effets positifs et qu'il a permis de mettre un réel frein aux rassemblements. 

Néanmoins, l’arrivée de variants, dont certains sont plus contagieux, pourrait compliquer un retour à la normale et faire flamber la situation.  

«Des projections faites aux États-Unis et au Canada montrent que si on maintient les mesures de distanciation jusqu’en mars, on va éviter le pire. Si on devait se relâcher en février, il y a un risque de dépassement des capacités et de revenir dans une dynamique dont on parlait il n’y a pas si longtemps, dont le protocole d’attribution de lits aux soins intensifs et de sélection inhumaine», avertit le Dr Simon.

  • Écoutez l'entrevue de Richard Martineau avec Patrick Déry sur QUB radio: 

 

Occupation inégale dans les hôpitaux

Par ailleurs, alors qu’un cardiologue de l’Hôpital Pierre-Boucher nous rapportait lundi que la situation s’était nettement améliorée avec une baisse impressionnante d’occupation des lits aux soins intensifs, le bilan n’est pas le même à Québec. 

Le Dr Simon témoigne qu’il a encore du mal à trouver des lits aux patients qu’il traite. 

«Les unités des soins intensifs de Québec et de Lévis sont pleines, en partie par des COVID-19 et en partie par d’autres soins. C’est la saison des pneumonies, des infarctus... Ma prévision pour la suite des choses ressemble à celle de votre météorologue: il y a quelques éclaircies, mais beaucoup de passages nuageux», donne-t-il en exemple.

Il convient que malgré une situation incertaine, depuis quelques jours, il y a néanmoins de bonnes nouvelles.

Situation au Québec

En date du

Cas confirmés

Total

Décès

Total

Vaccins administrés

Total 84 837+ 9 264

Tests effectués

Total 5 195 725+ 35 114

Hospitalisations

Total

Soins intensifs

Total

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