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Pandémie et boom immobilier attirent les aspirants courtiers

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L’engouement pour la profession de courtier immobilier a connu une forte hausse lors des derniers mois, conséquence directe du boom des ventes résidentielles et des réorientations de carrière causées par la pandémie. 

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À preuve, 242 candidats sont inscrits ce mois-ci aux examens de l’Organisme d’autoréglementation du courtage immobilier du Québec (OACIQ), soit une augmentation de 56 % par rapport à janvier 2020.

«Les établissements [d’enseignement] nous confirment qu’ils doivent ajouter des groupes pour répondre à la demande», corrobore Joanne Beauvais, directrice des communications de l’OACIQ.

La situation est flagrante au Collège de l’immobilier du Québec, qui connaît une hausse de 30% des demandes d’inscription pour les cours de courtage immobilier résidentiel, du jamais-vu.

«C’est beaucoup plus que nos prévisions. Avec cette forte demande et la pandémie, il a fallu s’adapter à la vitesse grand V», admet sa directrice générale, Sonia Béliveau.

Route difficile

Le métier semble très attrayant vu de l’extérieur, d’autant plus qu’un nouveau record a été établi en 2020 avec 112 476 ventes résidentielles dans l’ensemble de la province, soit une hausse de 17% par rapport à 2019, selon les chiffres de l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ).

La route est toutefois longue, cahoteuse et coûteuse pour atteindre la rentabilité, en tenant compte des quelque 500 heures de cours, des examens de certification et des frais d’entrée, dont pour le permis et les outils promotionnels, sans compter que plus de 13 000 courtiers agréés sont déjà enregistrés à l’échelle provinciale.

«Il faut prévoir un bon coussin financier au départ», prévient le président du conseil d’administration de l’APCIQ, Marc Lacasse, lui-même courtier immobilier. «Il peut s’écouler plusieurs semaines, voire mois, avant une première transaction», insiste-t-il.

Poussés par la COVID-19

La COVID-19 a aussi joué un rôle prépondérant dans cet intérêt marqué pour la profession, accélérant le processus de réflexion de plusieurs quant à une réorientation de carrière ou à un complément aux activités professionnelles existantes.

«J’y ai vu une opportunité de me renouveler», confie Jocelyne Cyr, qui termine en ce moment sa formation. «Je n’ai pas l’impression de m’être lancée dans un trou noir, je suis sur mon X», affirme la femme de 58 ans, qui a déjà une entente signée pour représenter Proprio Direct une fois ses examens réussis.

«J’y pensais depuis longtemps, mais la pandémie m’a envoyé un signal», croit David St-Germain, 37 ans, lui qui possède son permis de courtier depuis moins d’une semaine et qui couvrira le territoire de Blainville-Boisbriand pour Royal LePage Humania.

Si la COVID-19 a poussé certaines personnes vers ce métier, elle a cependant retardé l’entrée en scène d’autres candidats dont les examens ont été repoussés en raison de la pandémie.

«Quelque chose me dit que j’ai fait le bon choix, car j’adore le côté humain du métier», assure Michel Lapointe, qui a entamé le 1er décembre dernier sa deuxième carrière comme courtier pour la bannière Via Capitale Diamant en Outaouais après près de 40 ans en animation radio.

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