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COVID-19: le gouvernement britannique durcit les mesures aux frontières

COVID-19: le gouvernement britannique durcit les mesures aux frontières
Photo AFP

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Londres | Le gouvernement britannique a annoncé mercredi imposer une quarantaine à l’hôtel aux résidents au Royaume-Uni arrivant de pays jugés à risque, durcissant son action pour éviter d’importer des variants potentiellement résistants aux vaccins.  

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Les voyageurs venant de 22 pays où des variants du virus «présentent un risque», comme l’Afrique du Sud, le Portugal et des pays d’Amérique du Sud sont concernés. Les arrivées de ces pays sont déjà interdites aux personnes ne résidant pas au Royaume-Uni.

«Nous demanderons à tous les arrivants à qui l’entrée ne peut pas être refusée de s’isoler dans des logements fournis par le gouvernement, comme des hôtels, pendant dix jours sans exception» a annoncé le premier ministre Boris Johnson à la Chambre des Communes. 

Ces voyageurs seront pris en charge à l’aéroport et «emmenée directement» sur les lieux où ils observeront leur quarantaine, a précisé le dirigeant conservateur.

Les personnes arrivant au Royaume-Uni, premier pays en Europe à avoir dépassé les 100 000 morts de la COVID-19, doivent jusqu’à présent disposer d’un dépistage négatif et observer dix jours de quarantaine.

Cette mesure va moins loin qu’une quarantaine en hôtel pour toutes les arrivées, une proposition qui avait été envisagée, mais a été finalement écartée en l’état.

Le chef du gouvernement a annoncé mercredi que la réouverture des écoles, prévue après les vacances scolaires de février sera repoussée. Elle aura lieu à partir du 8 mars, si l’objectif du gouvernement de vacciner 15 millions de personnes jugées prioritaires, dont les plus de 70 ans, d’ici mi-février est atteint.

«Lenteur»

Après la réouverture des écoles, un déconfinement progressif pourra s’amorcer.

«D’autres restrictions économiques et sociales seront supprimées par la suite au fur et à mesure que les données le permettront», a indiqué Boris Johnson.

Le gouvernement mise sur une campagne de vaccination massive pour sortir de la crise sanitaire et lever les restrictions. Plus de 6,8 millions de personnes ont déjà reçu une dose de vaccin contre la COVID-19.

Boris Johnson est accusé d’avoir sous-estimé l’ampleur de la crise au printemps, confiné trop tard et déconfiné trop vite l’été dernier, ignorant l’avis des scientifiques. Mardi, il a dit avoir fait «tout ce qu’il a pu» contre la pandémie et présenté ses excuses pour le terrible bilan qui fait du Royaume-Uni le pays le plus endeuillé en Europe.

À la chambre des Communes, le chef du parti travailliste, Keir Starmer a accusé Boris Johnson de «lenteur» depuis le début de la pandémie: «Il n’a toujours pas tiré de leçons».

Le chef du Labour réclamait que tous les voyageurs arrivant au Royaume-Uni observent une période de quarantaine à l’hôtel. 

Il a aussi plaidé pour profiter des vacances scolaires de février pour vacciner les enseignants et le personnel scolaire, afin de permettre la réouverture des écoles.

Boris Johnson a défendu son bilan, jugeant qu’il n’y avait pas de «réponse facile» à la pandémie et qu’il avait suivi l’avis des scientifiques. 

Sur la BBC, le professeur Calum Semple, membre d’un groupe de scientifiques qui conseillent le gouvernement, a estimé qu’il pourrait y avoir 50 000 décès supplémentaires dus au coronavirus.