/sports/hockey
Navigation

Jérémy Lauzon, un vrai Bruin

Coup d'oeil sur cet article

Pour la première fois, le défenseur québécois Jérémy Lauzon est un joueur régulier au sein de la formation des Bruins de Boston et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il entre parfaitement dans le moule du joueur typique de l’organisation.

Parce que Lauzon, il aime bien brasser l’adversaire. Ses 16 mises en échec, un sommet chez les Bruins, en témoignent.

  • Écoutez l'entrevue de Jeremy Lauzon avec Jean-François Baril dans l'Avantage Numeriq sur QUB Radio:

 

«J'ai un gros gabarit, je suis dur à affronter à un contre un, je suis très bon dans mes batailles, a-t-il expliqué, mercredi, sur les ondes de TVA Sports. Le côté mise en échec, c'est quelque chose que j'aime apporter.»

L’ancien des Huskies de Rouyn-Noranda est maintenant un rouage important de la défense des Bruins, spécialement après les départs des vétérans Torey Krug et Zdeno Chara au cours de la saison morte.

«On ne se le cachera pas, la perte de Chara et de Krug est énorme, mais moi, personnellement, ça m'ouvre plein de fenêtres, a d’ailleurs admis le joueur de 23 ans. C'était le temps que je prenne ma chance et jusqu’ici, ça va super bien.»

Ce qui aide, c’est la confiance que semble avoir l’entraîneur-chef de l’équipe, Bruce Cassidy, à l’endroit du natif de Val-d’Or.

«Dès le premier jour du camp d'entraînement, j'ai eu une rencontre avec coach Cassidy, a indiqué Lauzon. Il m'a vraiment expliqué dans quelle situation il me voyait au sein de l'organisation et dans l'alignement. Après cette rencontre-là, j'ai eu une vague de confiance et jusqu'à maintenant, ça va super bien.»

Patience

Lauzon est donc enfin un joueur régulier des Bruins et si 23 ans, c'est bien jeune pour certains, cette arrivée est néanmoins tardive.

«Chaque joueur a un développement différent, a rappelé le défenseur. Moi, ça a été un petit peu plus long après mon arrivée chez les professionnels, mais je pense que j'ai mis tous les espoirs de mon côté pour réussir et là, ça paie.»

Le Québécois a dû, notamment, peaufiner sérieusement son jeu défensif afin d’atteindre son objectif.

«Je me suis rendu à l'évidence que si je voulais performer, que je voulais être un bon joueur dans cette ligue-là, il fallait que j'améliore, que je perfectionne mon côté défensif, a-t-il souligné. C’est ce que j'ai fait durant mes années dans la Ligue américaine. Là, j'ai la chance de jouer beaucoup de minutes en désavantage numérique et c'est une chance exceptionnelle que l'organisation m'a donnée. Je suis très content d'être dans cette position-là.»

Un bon choix

Comme à peu près 100% des gens, Lauzon a salué le choix de Patrice Bergeron à titre de capitaine des Bruins après le départ de Chara.

«Patrice, c'est d'abord un être humain exceptionnel, a-t-il indiqué. Depuis que j'ai été repêché dans la Ligue nationale par les Bruins, il m'adresse la parole comme si je faisais partie de l'équipe. Avec le départ de Zdeno, c'était un choix évident pour l'organisation comme capitaine.»

Le jeune homme regrette d’ailleurs, à titre de Québécois, de ne pas pouvoir affronter le Canadien à Montréal cette saison.

«J'ai eu la chance de jouer un match contre le Canadien au Centre Bell et c'était quelque chose d'assez exceptionnel, s’est-il souvenu. Ma famille et mes amis étaient là. Depuis que je suis “ti-cul”, je regarde le Canadien et c'était un rêve de jouer contre l'organisation au Centre Bell. C'est quelque chose qui va me manquer et j'ai hâte d'y retourner.»