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Le recrutement de tuteurs prend forme pour les élèves en difficulté

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Le recrutement de tuteurs pour venir en aide aux élèves en difficulté dans le réseau scolaire se met en branle. Le service sera «graduellement» offert aux jeunes au cours des prochaines semaines et se poursuivra jusqu’en juin 2022.

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Le 8 janvier, le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, avait annoncé une série de mesures d’aide, dont un nouveau programme de tutorat qui sera mis en place d’ici la fin du mois, avait-il affirmé.

L’objectif : donner un coup de pouce aux élèves afin de les aider à rattraper leur retard scolaire au cours de cette année chamboulée par la pandémie.

Principalement en ligne

Près de trois semaines après cette annonce, Québec lance un appel aux étudiants, aux retraités, aux suppléants de même qu’au personnel scolaire volontaire afin d’y participer. 

Les volontaires pourront s’inscrire via la plate-forme en ligne «Répondez présent» ou soumettre leur candidature auprès de leur employeur pour le personnel scolaire déjà en poste.

Le service de tutorat se fera principalement en ligne, réunissant chaque semaine des groupes de quatre ou cinq élèves qui auront été identifiés par leurs enseignants. De l’aide individuelle pourrait aussi être disponible. Les tuteurs seront rémunérés.

Le ministre Roberge a bon espoir que les volontaires seront au rendez-vous afin d’offrir plus de 220 000 heures de tutorat d’ici la fin de l’année, a-t-il indiqué au Journal.

Ceux qui sont déjà à l’emploi d’un centre de services scolaire pourront commencer rapidement, alors que ceux provenant de l’extérieur devront suivre une formation une fois le processus d’embauche complété.

M. Roberge se défend d’avoir tardé à lancer ce programme qui sera mis en place «graduellement» dans les écoles au cours des prochaines semaines. 

«Les fonds sont là, ça peut commencer très rapidement», affirme le ministre qui ajoute que cette initiative survient «après plusieurs autres mesures» mises en place depuis la rentrée.

Moins de 4000 $ par école 

À la Fédération des syndicats de l’enseignement, on souligne toutefois que ce financement représente moins de 4000 $ par établissement, puisque le réseau scolaire compte environ 3000 écoles. 

«C’est très peu», laisse tomber sa présidente, Josée Scalabrini. 

Même si elle se réjouit que l’initiative se mette en branle, Mme Scalabrini espère que les écoles pourront dépenser davantage si les tuteurs sont au rendez-vous. 

Autres mesures d’aide

Un financement supplémentaire de 12 millions $ sera par ailleurs accordé à Tel-Jeunes et Allo-Prof afin de bonifier leurs services. Le nombre d’enseignants-répondants passera de 100 à 200 chez Allo-Prof, qui offrira aussi des services d’aide aux devoirs le dimanche.

Des sommes supplémentaires seront aussi disponibles pour augmenter les services en santé mentale dans les écoles.

Près de 38 millions $ sont prévus pour la mise en place de ces différentes mesures d’aide.