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L’expertise en robotique extrêmement recherchée

Le manufacturier québécois Kinova embauche constamment afin de répondre à la demande qui explose

série Indeed - Kinova fabrique des robots
Photo Ben Pelosse Mélanie Beaupré, superviseure de production, et Guillaume Charbonneau, gestionnaire de production, font partie des effectifs responsables de maintenir les activités de fabrication des bras robotisés de Kinova.

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Kinova se prépare à attaquer un nouveau marché en 2021, celui de la robotique collaborative. Une stratégie de diversification qui entraîne l’embauche d’experts en ingénierie robotique et en programmation, entre autres.

Il s’agit d’un important virage pour la PME de Boisbriand qui s’est fait un nom avec le développement de bras robotisés utilisés tant dans le milieu médical que dans l’industrie pour l’automatisation des tâches.  

« La robotique collaborative, c’est un immense marché qui est en forte croissance. Elle aide les manufacturiers à augmenter leur productivité », explique Marie-France Bussière, directrice, Talents et amélioration continue chez Kinova.

Les robots collaboratifs (ou cobots) sont conçus pour assister les travailleurs dans une multitude de tâches, que ce soit pour assembler des pièces, déplacer du matériel, charger des machines, etc. Développer cette interaction humain-robot exige la conception et l’intégration de systèmes complexes, d’où la création de nouveaux postes.

L’équipe de dotation est loin de chômer chez Kinova.

« Nous sommes constamment en embauche, en raison de la croissance de l’entreprise et du développement de nos nouveaux projets », affirme Marie-France Bussière. 

Développeur en logiciel embarqué, spécialiste méthode manufacturière, concepteur mécanique, directeur marketing... Actuellement, il y a une dizaine de postes aux profils diversifiés qui sont affichés dans la section Carrières du site de Kinova. La COVID-19 a rendu le travail des recruteurs encore plus complexe.

« Les gens hésitent plus à bouger dans le contexte actuel, c’est donc plus difficile de les convaincre de venir travailler chez nous », explique Dominique Brunet, spécialiste principale, Acquisition de talents. 

Un bassin de recrutement élargi

Par ailleurs, avec le télétravail qui a été mis en place à la suite du confinement, Kinova voit son bassin de recrutement prendre de l’expansion. 

« On entrevoit recevoir plus de candidatures venant de l’étranger pour certains postes, notamment dans le software, explique Mme Bussière. Le télétravail a fait ses preuves, les perspectives deviennent de plus en plus intéressantes pour favoriser l’embauche à distance. »

Actuellement, la moitié des effectifs, soit plus de 80 personnes, sont en télétravail depuis la première vague. Seulement les employés liés à la production sont sur place pour maintenir les activités. 

« On a mis en place des mesures strictes et nous n’avons pas eu de cas de COVID-19 à déplorer », se réjouit Mme Bussière. 

Le carnet de commandes est bien rempli pour Kinova qui effectue 90 % de ses ventes sur les marchés d’exportation. 

Une usine en voie d’automatisation

Il y a trois ans, l’entreprise a pris la voie de l’automatisation de son usine de 20 000 pieds carrés. Paradoxalement, même si elle est spécialisée dans la conception de bras robotisés, ses chaînes d’assemblage sont encore principalement manuelles. 

« On fabrique des produits complexes. Il peut y avoir jusqu’à 500 composants par robot », précise Dominique Brunet. 

Certaines tâches d’assemblage sont maintenant automatisées et numérisées. L’objectif pour Kinova est de devenir une usine 4.0 d’ici quelques années. Dans ce virage, elle s’est assurée d’impliquer ses employés dans les différents projets de transformation mis en place. 

« On fait beaucoup de développement des compétences à l’interne de façon à faire grandir nos employés dans leurs tâches, explique Mme Brunet. Cela passe notamment par de la formation, du coaching, des conférences. »

C’est ce qui fait que l’entreprise affiche un taux de rétention élevé.

« Nos employés gagnent en expérience, dit Mme Bussière. Il y a sept ans, la moyenne d’âge se situait au début de la trentaine. Aujourd’hui, elle est de 40 ans environ. Cela nous a notamment forcés à réviser notre politique de rémunération. On offre davantage de mesures pour faciliter la conciliation travail et famille de même qu’un REER collectif. »

« On est très à l’écoute des besoins de nos employés. C’est ce qui fait notre succès sur le plan de la rétention », ajoute-t-elle.

Kinova

Date de fondation : 2006

Activité : Fabrication de bras robotisés et de robots ultralégers  

Actionnaires : Charles Deguire, Louis-Joseph L’Écuyer

Nombre d’employés : 170