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Saint-Ours: il se brûle en mettant le feu à une maison

L’homme de 44 ans a été accusé de meurtre non prémédité et d’incendie criminel à Saint-Ours, en Montérégie

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Photo Facebook Maxime Bujold se serait brûlé une main en démarrant un incendie criminel pour camoufler le meurtre de sa victime, à Saint-Ours, vendredi dernier.

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Un individu soupçonné d’avoir allumé un incendie pour camoufler un meurtre à Saint-Ours s’est vite retrouvé dans la mire des policiers, lui qui s’est rendu à l’hôpital après s’être brûlé en mettant le feu.

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Maxime Bujold a d’ailleurs comparu par visioconférence mercredi au palais de Sorel-Tracy, en Montérégie, avec un bandage autour de la main droite. 

L’homme de 44 ans est accusé du meurtre non prémédité de Yannick Bricout-Tremblay et de l’incendie criminel de la résidence de sa victime. 

Selon nos informations, les deux individus, qui possèdent tous deux un important passé criminel, se connaissent. Les motifs du crime demeurent toujours nébuleux. 

La dépouille de M. Bricout-Tremblay, 35 ans, a été retrouvée vendredi dernier dans sa résidence qui avait été ravagée par les flammes. 

L’enquête et l’autopsie ont toutefois permis de déterminer qu’il s’agissait d’une mort violente survenue avant le brasier.

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PHOTO AGENCE QMI, MAXIME DELAND

Il se serait présenté à l’hôpital

Les soupçons se seraient rapidement tournés vers Bujold, qui serait l’une des dernières personnes à avoir été en contact avec la victime, toujours selon nos informations. 

En l’arrêtant quelques jours seulement après les événements, mardi, les enquêteurs de la division des crimes contre la personne de la Sûreté du Québec ont aussi appris qu’il s’était présenté à l’hôpital après l’incendie pour traiter une brûlure. Il se la serait infligée en allumant le feu. 

Lors de sa comparution mercredi, le quarantenaire n’a presque pas dit un mot, ne répondant que par oui ou par non, l’air fatigué. Son avocat a demandé qu’il soit vu à l’infirmerie. Il demeurera détenu jusqu’à la suite des procédures, à la mi-février.

On ne sait pas encore clairement si l’on procédera à son enquête sur remise en liberté à ce moment.

« Dans un meurtre au premier degré, il faut démontrer clairement la planification du méfait et que c’est un acte réfléchi. Je ne peux pas parler des faits de la cause pour l’instant, mais l’accusation choisie a été le meurtre au deuxième degré », a indiqué la procureure de la Couronne au dossier, Geneviève Beaudin, selon le journal local Les 2 Rives.  

Pas des enfants de chœur

Maxime Bujold a bien souvent eu maille à partir avec les services policiers, et ce, depuis la fin des années 1990. 

Il possède plusieurs antécédents, tels que possession de cannabis, possession de cocaïne en vue d’en faire le trafic, production de drogue, méfaits, fraude de plus de 5000 $, emploi de documents contrefaits, fraude d’identité, escroquerie, possession de biens criminellement obtenus et conduite avec les facultés affaiblies. 

Sa victime, qui avait aussi un important casier judiciaire, n’est pas en reste. Bricout-Tremblay a fait de nombreux allers-retours en prison pour plusieurs affaires de drogue, dont la plus récente remonte à 2019, rapportait Le Journal le week-end dernier.