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Trudeau et son mélange de phrases creuses

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Hier, on s’attendait à ce que Justin Trudeau annonce de nouvelles mesures pour atténuer l’effet de l’entrée des voyageurs au pays.

Finalement rien n’a été annoncé. 

On a plutôt eu droit à un melting-pot de phrases vaporeuses à la « nous regardons activement la situation » et « on réfléchit aux possibilités », qui traduisent en fait une incapacité à trancher.

Une incapacité à trancher, mais surtout une incapacité à prévoir les dangers. 

Les prochains dangers, tous les scientifiques nous préviennent, ce sont les nouveaux variants britannique, sud-africain et brésilien. 

S’ils s’établissent ici, comme ils se sont établis ailleurs, tous nos efforts seront réduits à néant par une version plus contagieuse du virus. 

Devant cela, le gouvernement Trudeau médite, philosophe, réfléchit, soupèse, analyse, consulte. 

Pourtant, ça fait un mois que la problématique des voyageurs figure dans les cartons politiques et médiatiques. Que les experts pressent le gouvernement d’agir. Et que les gouvernements provinciaux, pas juste le Québec, attendent une réaction d’Ottawa.

Ailleurs, Israël a suspendu tous les vols internationaux pour une semaine. La Belgique a interdit tous les voyages non essentiels jusqu’au 1er mars. L’Allemagne est en voie de le faire.

La Nouvelle-Zélande s’attend à fermer ses frontières pour une bonne partie de 2021. La Grande-Bretagne envisage d’imposer des quarantaines obligatoires dans les hôtels. L’Australie le fait déjà.

Au Canada, pendant ce temps, une panoplie de vols en provenance de Londres arriveront au pays, sans aucune surveillance particulière. À la grâce de Dieu !

Trancher

Les restrictions pour les voyageurs, ce n’est qu’un autre exemple du manque de préparation, de clairvoyance et de prévoyance du gouvernement fédéral.

Aux aéroports, en mars dernier, aux voyageurs du Sud en décembre, aux quarantaines, aux vaccins...

Je veux bien croire qu’on ne prend pas des décisions sur des bouts de napkins – certes, on doit réfléchir –, mais à un moment, il faut trancher. 

C’est là que se révèle la vraie nature des chefs d’État. 

Il y a des moments où décider et oser déranger, bref gouverner, sont la seule option sur la table.

Par respect pour tous les citoyens moyens, tannés sur un moyen temps.