/entertainment/movies
Navigation

Un film québécois à Sundance

Le court métrage Les grandes claques sera lancé au prestigieux festival

Les grandes claques
Photo courtoisie, H264 La jeune actrice Lilou Roy-Lanouette dans une scène du court métrage Les grandes claques.

Coup d'oeil sur cet article

La réalisatrice québécoise Annie St-Pierre a toujours voulu présenter un film à Sundance. Son souhait a été exaucé en ce début d’année : son nouveau court métrage, Les grandes claques, sera projeté en compétition officielle à la 43e édition du réputé festival américain, qui prend son envol aujourd’hui.

Un des festivals de cinéma les plus importants aux États-Unis (il a été fondé notamment par l’acteur Robert Redford), Sundance se déroule chaque année en janvier dans la petite ville de Park City, nichée dans les montagnes de l’Utah. Mais cette année, en raison de la crise sanitaire, l’événement se tiendra entièrement en ligne. 

La cinéaste Annie St-Pierre (Migration amoureuse, Fermières) ne s’en cache pas : elle a toujours vu Sundance comme le tremplin idéal pour lancer son nouveau film à l’international.

« Sundance a toujours été mon premier choix », admet-elle en entrevue au Journal. 

« C’est un festival que j’admire depuis longtemps et auquel je m’identifie pour ses valeurs artistiques, mais aussi sociales. C’est vraiment un festival qui veut créer une communauté et qui défend le cinéma indépendant. Il y a une représentation internationale dans les films qu’ils choisissent et ils accordent toujours une place de choix aux minorités. Je ne sais pas pourquoi, mais j’avais l’intuition que Les grandes claques était destiné à ce festival. »

Empathie

Tourné l’hiver dernier, Les grandes claques nous transporte dans un réveillon de Noël, quelque part au Québec, au début des années 1980. Denis (Steve Laplante) doit se rendre dans la famille de son ex-conjointe (Larissa Corriveau) pour récupérer ses deux enfants (Lilou Roy-Lanouette et Laurent Lemaire). Mais ceux-ci ne veulent pas vraiment quitter la fête pour repartir avec leur père. 

« J’ai situé mon film dans les années 1980 parce que c’était l’époque où les parents n’avaient pas encore beaucoup d’expérience sur le divorce et sur comment s’arranger pour que les enfants souffrent moins de la séparation de leurs parents », explique Annie St-Pierre. 

« Mes parents ont divorcé quand j’étais assez jeune et j’ai vécu ce genre de situation. Mais le film n’est pas calqué sur quelque chose qui m’est arrivé. Je voulais plutôt poser mon regard sur ce moment où on passe de la magie de l’enfance naïve à cette étape de la vie où on devient plus conscient et plus empathique », précise-t-elle.