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Un quatrième trio de luxe

Paul Byron croit au potentiel de son unité avec Evans et Lehkonen

Le vétéran Paul Byron estime que le quatrième trio a son mot à dire dans les succès du Tricolore.
Photo Ben Pelosse Le vétéran Paul Byron estime que le quatrième trio a son mot à dire dans les succès du Tricolore.

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Paul Byron se décrivait lui-même comme un couteau suisse en raison de sa capacité à camper différents rôles, lors du camp d’entraînement. Depuis son arrivée à Montréal en 2015-2016, il a joué à l’aile gauche et à l’aile droite, autant au sein du deuxième que du quatrième trio. 

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Âgé de 31 ans, l’attaquant a deux saisons de 20 buts ou plus à son actif. C’était en 2016-2017 et en 2017-2018. Depuis le début de l’année, Ti-Paul n’a pas sorti ses talents de jongleur. 

Il s’est concentré sur deux principales responsabilités, celle d’ailier du quatrième trio en compagnie de Jake Evans et d’Artturi Lehkonen en plus d’obtenir des présences en infériorité numérique. 

Sur papier et sur la glace, le quatrième trio du CH a très bonne mine. Dans le passé, Byron s’est souvent retrouvé au sein de la dernière unité offensive, mais il croit que ce trio a le potentiel pour devenir le meilleur depuis ses premiers pas à Montréal.

« Oui, il y a beaucoup de potentiel dans ce trio, a affirmé Byron. On a toujours de bons joueurs au sein du quatrième trio. J’ai déjà joué avec Phillip Danault et Torrey Mitchell (2015-2016 et 2016-2017). Je vois des choses en Jake que j’ai vues chez Phil. Jake est jeune et il va grandir. Artturi est un très bon joueur, capable de jouer partout sur la patinoire. On sait qu’on est un bon trio défensif, mais on cherche aussi à aider l’équipe offensivement. » 

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Plus qu’un quatrième trio

Historiquement, Claude Julien n’a jamais trop raffolé de numéroter ses trios. Byron n’a pas peur de le faire, mais il trouve que le chiffre quatre a une plus grande valeur dans une équipe misant sur autant de profondeur. 

« Nous formons le quatrième trio. Mais quand on regarde nos trios, les quatre sont bons, a-t-il rappelé. Quand on prend les trois gars du quatrième trio, on pourrait retrouver les trois gars au sein d’un troisième trio avec plusieurs équipes de la LNH. Nous donnons de l’énergie. Quand notre équipe finit un avantage numérique, nous affrontons souvent le meilleur trio de l’équipe adverse. L’identité de notre équipe est bâtie sur quatre trios capables de frapper un après l’autre. J’aime vraiment notre trio et je pense qu’on va s’améliorer. »

Offensivement, le quatrième trio a inscrit un seul but à cinq contre cinq en six matchs. Evans a touché la cible dans un gain de 7 à 3 contre les Canucks, jeudi à Vancouver. En infériorité numérique, Evans et Lehkonen ont également marqué.

Dans un monde idéal, et ça n’existe pas, Julien voudrait encore plus de buts à cinq contre cinq pour la bande à Evans. Mais on repassera pour les critiques. 

« Oui, j’aime bien ce trio, a mentionné Julien. Les trois font du bon travail. On parle de trois travaillants. Ils se complètent bien, ils ont une belle chimie. Evans est un centre très intelligent. Il s’est bien intégré. Je suis très confortable avec ce trio, je peux l’utiliser contre le meilleur trio de l’équipe adverse. »

Bonne frousse

Atteint par un tir frappé de Shea Weber lors du cinquième match de la saison à Vancouver, Byron a chassé la douleur assez rapidement et n’a pas eu à s’absenter pour la rencontre suivante, encore face aux Canucks. 

« J’ai eu peur quand j’ai vu Shea s’élancer. La rondelle était basse. J’ai essayé d’éviter le tir. Quand la rondelle m’a atteint, ça a fait mal. Je suis chanceux de pouvoir jouer. À l’avenir, j’essaierai d’être à une meilleure place pour cacher le gardien sans me faire atteindre. »


En l’absence de Joel Armia, victime d’une commotion cérébrale, Corey Perry se retrouvait toujours à l’aile droite du troisième trio avec Jesperi Kotkaniemi et Tyler Toffoli, mercredi à l’entraînement.