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Des fines herbes fraîches à portée de la main

CASA 0130 Fleurs et potager
Photo courtoisie, wallygro.com

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Rien de tel que de rehausser la saveur des mets qu’on cuisine en y ajoutant des herbes fraîches qu’on a cultivées soi-même ! Bien qu’elle ne soit pas toujours facile, la culture des herbes aromatiques dans une cuisine est tout à fait possible ! 

Vous pouvez toujours tenter de rentrer à l’automne les herbes que vous avez cultivées en pot sur votre terrasse ou de prolonger la vie de fines herbes en pot que vous avez achetées au supermarché, mais le moyen le plus sûr d’obtenir des herbes fraîches durant tout l’hiver est encore de les faire pousser à partir de semences et de les consommer quelques semaines seulement après leur germination.

Des conditions de culture optimales

Vous pouvez installer de longues planches sur les marches de votre escabeau afin d’augmenter l’espace de culture.
Photo courtoisie, Good Housekeeping
Vous pouvez installer de longues planches sur les marches de votre escabeau afin d’augmenter l’espace de culture.

Seules quelques espèces de fines herbes arrivent à s’accommoder des conditions retrouvées dans nos résidences durant la période hivernale. À l’intérieur d’une maison ou d’un appartement, l’air est souvent trop sec – parfois aussi sec qu’un désert ! – et l’éclairage est plutôt déficient.

L’air chaud et sec de nos maisons en hiver convient assez peu à la majorité des herbes aromatiques. Assurez-vous donc de cultiver vos herbes dans une pièce fraîche – une température de 18 °C est idéale – et dont le taux d’humidité se situe au-dessus de 40 %, idéalement plus près de 50 %.

Au cours de l’hiver, en plus d’arroser vos herbes chaque semaine, enlevez régulièrement toutes les feuilles mortes ou malades. De plus, si l’air de votre résidence est plutôt sec, vaporisez régulièrement de l’eau tiède sur et autour du feuillage des herbes aromatiques que vous cultivez et fertilisez-les une fois par mois avec un engrais liquide, tel que des algues liquides.

Quelques herbes qui survivent à l’intérieur

La ciboulette est une plante de climat nordique qui pousse très peu lorsqu’on la fait passer de la terrasse à l’intérieur de la maison. On peut toutefois tenter de lui faire subir une courte période de froid – un hiver en accéléré si vous préférez – avant de la rentrer au chaud. Laissez-la subir quelques bonnes périodes de gel, jusqu’en décembre, avant de la rentrer dans votre maison. En la rentrant, votre ciboulette se croira rendue au printemps et recommencera sa croissance. Le semis donne généralement de meilleurs résultats et permet une récolte abondante de jeunes tiges après trois ou quatre semaines seulement.

Qu’il soit frisé ou plat, le persil est l’une des herbes aromatiques les plus faciles à cultiver à l’intérieur.
Photo courtoisie, Albert Mondor
Qu’il soit frisé ou plat, le persil est l’une des herbes aromatiques les plus faciles à cultiver à l’intérieur.

Comme dans le cas de la ciboulette, on peut rentrer dans la maison un plant de persil en pot qui a passé l’été dehors. En le plaçant contre une fenêtre faisant face au sud ou à l’ouest, dans une pièce fraîche, on peut ainsi en récolter pendant quelques mois. Au printemps suivant, comme il produira des fleurs et deviendra amer, on peut alors le jeter au compost. D’autre part, le semis de persil à l’intérieur est plus facile à effectuer et permet une récolte abondante durant tout l’hiver.

Le laurier-sauce est l’une des espèces les plus faciles à cultiver à l’intérieur. Cette plante s’accommode bien d’une faible luminosité et elle est indifférente à la température, tant qu’elle ne subit pas de gel. Le thym se comporte aussi relativement bien en pot à l’intérieur si on prend soin de le placer près d’une fenêtre orientée vers le sud. Le semis est envisageable, mais il faut patienter près de deux mois avant d’obtenir des pousses comestibles.

Les cultivars de basilic ‘African Blue’ et ‘Pesto Perpetuo’ sont plus faciles à cultiver à l’intérieur que le basilic typique.
Photo courtoisie, Albert Mondor
Les cultivars de basilic ‘African Blue’ et ‘Pesto Perpetuo’ sont plus faciles à cultiver à l’intérieur que le basilic typique.

Pour sa part, le basilic n’aime pas vraiment les conditions retrouvées à l’intérieur de nos maisons. Arrosé une à deux fois par semaine, un plant de basilic en pot acheté en supermarché peut survivre sur le bord d’une fenêtre de cuisine un peu plus d’un mois dans un état relativement acceptable. On peut espérer le conserver pendant plus de temps si on prend soin de le diviser ou de le transplanter dans un contenant plus grand, dans un terreau d’empotage riche en compost. Par contre, on obtient de bien meilleures récoltes en semant le basilic, idéalement sous éclairage artificiel DEL, et en le récoltant sous forme de jeunes pousses.

Difficile à cultiver à l’intérieur, la coriandre est une fine herbe annuelle à croissance rapide qui doit être semée et récoltée sous forme de jeunes pousses quelques semaines seulement après la germination. Il est presque impossible de prolonger la vie d’un plant en pot provenant du supermarché au-delà de deux ou trois semaines. Dès qu’un plant de coriandre se met à dépérir, il est préférable de ne pas s’acharner et de le jeter au compost. Misez donc plutôt sur des semis successifs et des récoltes rapides !

Quant à elle, la menthe exige un terreau toujours humide et se contente d’un emplacement peu ensoleillé. Qu’on la sème ou qu’on l’achète en pot, elle pousse habituellement assez peu dans la maison, mais arrive tout de même à produire quelques jeunes
tiges tendres.

Finalement, il est possible de conserver quelques semaines dans la maison un romarin en pot acheté dans un supermarché. Il faut toutefois prendre soin de le disposer dans une pièce très ensoleillée et fraîche, à une température variant entre 15 °C et 18 °C. Évitez à tout prix de placer votre romarin dans une pièce dont l’atmosphère est chaude et sèche sans quoi vous le perdrez à coup sûr. Cependant, le semis donne habituellement de meilleurs résultats. Il faut toutefois attendre près de deux mois avant d’obtenir des tiges suffisamment développées prêtes à être récoltées.

Méthodes de culture originales

Afin de dynamiser votre petit jardin de fines herbes intérieur, voici quelques suggestions originales.

Vous pouvez tout d’abord récupérer de vieux pots de verre utilisés pour faire des conserves (pots Mason) et y mettre du terreau. Semez-y ou plantez-y des fines herbes faciles à cultiver telles que le persil.

Sympathique jardin de fines herbes fait de pots en verre récupérés.
Photo courtoisie, Mason Jar gardens
Sympathique jardin de fines herbes fait de pots en verre récupérés.

Utilisez un morceau de bois rectangulaire qui servira de plaque pour accrocher vos pots. Vissez-y quelques collets métalliques conçus pour serrer des tuyaux et accrochez-y vos pots. Fixez le tout à un mur de votre cuisine, idéalement près d’une fenêtre.

N’oubliez pas qu’il n’y a pas de trou dans le fond des pots de verre, donc pas de drainage possible. Arrosez donc peu à la fois afin d’éviter d’inonder et d’asphyxier vos plantes et laissez le terreau bien sécher avant de redonner de l’eau. Vous pouvez également mettre du gravier décoratif ou des coquillages au fond de chaque pot afin de voir le niveau d’eau de drainage.

En plus de les cultiver dans des pots, vous pouvez aussi faire pousser vos fines herbes sur l’un des murs de votre cuisine à l’aide d’un système de végétalisation vertical composé de casiers de plastique ou de pochettes faites avec un textile feutré et rempli d’un terreau riche et léger, composé de compost et de tourbe de sphaigne. Assurez-vous que le système que vous choisissez soit muni d’un réservoir d’eau, ce qui empêchera l’eau de drainage de tomber sur votre plancher.

Système de végétalisation vertical constitué de casiers en plastique recyclé munis de réservoirs d’eau.
Photo courtoisie, wallygro.com
Système de végétalisation vertical constitué de casiers en plastique recyclé munis de réservoirs d’eau.

Vendus dans certaines jardineries ou sur internet, ces casiers ou ces pochettes sont disposés en série et fixés au mur à l’aide de vis. Il faut toutefois laisser un petit espace entre le mur et le système de végétalisation afin de permettre une certaine aération et éviter d’endommager le gypse.

Au lieu d’investir dans un système de végétalisation vertical, vous pouvez plutôt cultiver vos herbes sur un vieil escabeau récupéré. Votre escabeau peut être ouvert, mais il occupera moins d’espace si vous l’adossez simplement au mur. Installez sur les marches divers types de pots – n’hésitez pas à récupérer des vieilles boîtes de conserve – sur les marches de votre escabeau.