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Échanges boursiers freinés: recours collectif demandé contre TD Waterhouse

Depuis plusieurs jours, des milliers de petits investisseurs ont pris d’assaut le marché financier en faisant gonfler certains titres précis, et spécialement ceux de la chaîne de jeux vidéo GameStop, BlackBerry et AMC.
Photo AFP Depuis plusieurs jours, des milliers de petits investisseurs ont pris d’assaut le marché financier en faisant gonfler certains titres précis, et spécialement ceux de la chaîne de jeux vidéo GameStop, BlackBerry et AMC.

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Une demande de recours collectif a été déposée à l'endroit de TD Waterhouse, qui aurait temporairement limité les transactions de certains titres boursiers à la suite de l’attaque coordonnée sur certaines firmes de capital de risque par des internautes organisés sur le réseau social Reddit.

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La demande de recours, déposé à la Cour supérieure par deux cabinets montréalais, demande à ce que celle-ci se fasse au nom de «toutes les personnes qui ont un compte de courtage de TD Waterhouse et qui ont été empêchées par TD Waterhouse de vendre ou d’acheter des titres».

La TD avait confirmé avoir freiné l’échange de certains titres à Radio-Canada dans un article publié jeudi. Dans le même texte, Desjardins confirme avoir fait la même chose, expliquant la «volatilité des marchés».

Depuis plusieurs jours, des milliers de petits investisseurs ont pris d’assaut le marché financier en faisant gonfler certains titres précis, et spécialement ceux de la chaîne de jeux vidéo GameStop, BlackBerry et AMC. Ces titres avaient été pariés à la baisse par de grands fonds spéculatifs, qui prévoyaient faire une fortune lors de la chute de ces titres.

Face à cet assaut inattendu et fort inhabituel, plusieurs entreprises de courtage, nommément la populaire application Robinhood, dont la «mission» et de «démocratiser la finance», ont décidé le limiter les échanges de ces titres. Cette mesure d’urgence a été décriée par des politiciens américains, tant républicains que démocrates, en plus de s’attirer les foudres de milliers d’investisseurs qui y ont vu une manipulation du «libre marché».

En réponse à une demande de commentaire, la directrice des Affaires publiques du Groupe Banque TD a fait parvenir une réaction à la mise en demeure à l’Agence QMI samedi matin.

«Les clients de TD Waterhouse n’ont été empêchés de mener des activités de négociation normales sur aucun titre. Dans l’intérêt de nos clients et de la banque, et en réaction à la volatilité boursière accrue, nous avons rajusté les marges obligatoires, ce qui a eu un impact sur certaines opérations de vente à découvert et de négociation d’options avancées, conformément à nos pratiques d’atténuation des risques mises en place depuis longtemps. Nous entendons défendre notre position avec vigueur.»

Dans l’article de Radio-Canada paru jeudi, un porte-parole de TD avait expliqué que la banque avait «mis en place des mesures de précaution pour limiter la vente à découvert et la négociation d'options pour certains titres, comme l'ont fait plusieurs maisons de courtage et plateformes de négociation en Amérique du Nord».

Pour l’instant, les demandeurs n’ont pas fixé de montant réclamé advenant le cas où TD Waterhouse devait être reconnu coupable dans ce litige civil.