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Plus de conducteurs sous l’effet du pot

Mais le nombre d’automobilistes interceptés pour alcool au volant demeure plus important et préoccupant

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Malgré le confinement et le fait qu’il y a moins de voitures sur nos routes, une hausse du nombre de conducteurs avec les facultés affaiblies par le cannabis a été enregistrée l’an dernier par les policiers de la Sûreté du Québec. 

Par contre, les automobilistes interceptés en infraction pour alcool au volant demeurent bien plus nombreux, ce qui continue de préoccuper les autorités. 

« On voit qu’avec les années la conduite avec les facultés affaiblies par l’alcool diminue, mais on doit continuer à faire de la prévention et surtout être présents sur les routes. Pour certain, le message ne semble pas passer », soutient le sergent Benoit Richard, coordonnateur au service des communications et de la prévention de la Sûreté du Québec (SQ). 

En pandémie

En 2018 et 2019, ce sont respectivement 5410 et 5519 conducteurs qui ont été pris avec un taux d’alcoolémie trop élevé par les policiers provinciaux. Avec les mesures restrictives dues à la pandémie de COVID, ce nombre a baissé à 4373 l’année dernière. 

« Avec la fermeture des bars et des restaurants, c’est certain que l’alcool s’est surtout consommé à la maison. Ça demeure élevé comme total d’arrestations », estime toutefois Pierre-Olivier Fortin, porte-parole pour l’organisme CAA-Québec. 

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Or, si on pouvait aussi s’attendre à une baisse en 2020 du nombre d’automobilistes interceptés pour cannabis au volant, ce n’est pas ce qui arrivé, puisque 729 personnes se sont fait prendre. En 2018 et 2019, on parlait alors de 413 et 554 individus.

Malgré la légalisation du pot en octobre 2018, les policiers n’interprètent pas nécessairement ces résultats dans le sens qu’il y a davantage de personnes intoxiquées à la marijuana sur nos routes.

Au fil du temps, de plus en plus d’agents ont été formés pour détecter les différents signes pointant vers une conduite avec les facultés affaiblies par la drogue.

« Tous nos policiers sont maintenant capables de le faire, ce qui peut expliquer la hausse observée. C’est une bonne nouvelle, ça veut dire qu’on peut en intercepter davantage », souligne le sergent Richard. 

Inquiétude

« Peut-être qu’il y a une tendance qui se dessine, mais c’est trop peu de données pour conclure qu’il y a une hausse. Ça demeure bien préoccupant, car les effets du cannabis sur la conduite, comme l’alcool, sont importants », fait valoir M. Fortin.