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De retour dans la Star Académie

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En prévision du retour du phénomène, Musicor revient sur l’histoire de la fameuse vitrine avec Nos retrouvailles, une compilation où des académiciens des cinq premières éditions reprennent des classiques entendus sur le plateau de l’émission de variétés. Wilfred LeBouthillier et Marie-Élaine Thibert (de la cohorte 2003) y sont, évidemment, mais aussi Audrey Gagnon (concurrente en 2005) et Carolanne D’Astous-Paquet (qui s’y est distinguée en 2009), entre autres. 

Artistes variés   

Photo courtoisie

★★★1⁄2

Nos retrouvailles

QUELQUES BALLES COURBES

Sous la houlette des réalisateurs Toby Gendron et Joseph Marchand (qui ont autant collaboré avec Richard Séguin et Ariane Moffatt, respectivement), Nos retrouvailles évitent quelques pièges des albums de reprises en lançant quelques balles courbes. Ainsi, ce n’est pas la sempiternelle ballade de Jean Batailleur que LeBouthillier reprend, mais bien C’était l’hiver de Francis Cabrel.

De plus, les adaptations sont précédées d’interludes livrés par un ensemble de 14 cordes, histoire de flotter d’une chanson à l’autre. De l’importance de souligner le moment, le temps qui passe, cette pause entre deux pièces, t’sais ? 

De ce côté, Nos retrouvailles surprend allégrement. 

... ET DES COUPS DE CIRCUIT

Public cible oblige (on ne va pas se leurrer : l’œuvre est pour les fans de Star Académie, avant tout), la production est généralement somptueuse. Les cordes y sont omniprésentes, sauf lors de chansons plus intimistes dont l’adaptation du classique de Dolly Parton I Will Always Love You par Audrey Gagnon qui demeure près de ses racines country. 

Évidemment, un attachement aux artistes et à la superproduction qui aura lancé leur carrière auprès du grand public fait en sorte que Nos retrouvailles s’apprécie encore plus.  

Weezer   

Photo courtoisie

★★★★1⁄2

OK Human

Être fan de Weezer, c’est un peu jouer à la roulette russe, tout dépendant de vos inclinaisons. Vous préférez leur volet plus pop ? Vous êtes chanceux ! Vous êtes un amateur de la première heure qui en pinçait pour leur mal-être adulescent sur fond de rock accrocheur ? Mes sympathies. Notons toutefois, pour ces derniers, qu’Everything Will Be Alright in the End (2014) était une agréable surprise... tout comme OK Human, fort heureusement. Imaginez : un mal-être pandémique sur fond de rock pop définitivement beatlesque ! D’autres belles retrouvailles, bref ! 

Black Alliance   

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★★★★

Black Alliance Vol. 1

À l’approche du Mois de l’histoire des Noirs, Warner lance Black Alliance Vol. 1, une compilation où des interprètes issus de communautés racisées reprennent, voire réinventent, des incontournables d’Afro-Américains. Prenons, par exemple, le classique des classiques A Change Is Gonna Come de Sam Cooke, qui est revu ici par Myles Castello qui, à l’aide de ses musiciens, y injecte une bonne dose de pop moderne sans dénaturer l’œuvre. Idem pour U.N.I.T.Y. de Queen Latifah entre les mains habiles de Charmaine. Une compil’ qui ose, qui sensibilise et qui relève son propre défi. 

Frank Custeau   

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★★★

Xenial Blues

Pour son deuxième album en carrière, l’auteur-compositeur-interprète rock folk local s’impose davantage avec une palette musicale plus éclatée. Si on était tenté de le rapprocher de Pépé ou encore d’Émile Bilodeau sur Départs d’août (2018), Custeau se détache de cet étiquetage (quand même enviable, hein ?) avec un LP où il s’entoure également de pianos et de cuivres. Seule constante : son stylo est toujours aussi goûteux.

Coup de coeur   

GUILLAUME BORDEL

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★★★★

Mini album

Auteur-compositeur-interprète qui s’est autant fait remarquer aux Francouvertes qu’au Festival international de la chanson, Guillaume Bordel fait partie de cette caste distincte d’« artistes de la relève » qui compte, en fait, sur une expérience redoutable et ça s’entend sur ce premier maxi réalisé en compagnie de Dany Placard. On souligne la collaboration, car, tout comme Placard, Bordel en pince pour le rock tirant sur le psychédélique et les textes grattant des bobos sociétaux avec une sincérité attachante. À découvrir !