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Les sites à privilégier pour le doré et la perchaude

Campeau 30 janvier
Photo courtoisie Lors de vos prochaines sorties de pêche, tentez votre chance à proximité des endroits présentés dans ce texte. Vous y localiserez peut-être de belles perchaudes comme celles-ci ou de gros dorés prêts à s’élancer la gueule grande ouverte sur vos offrandes.

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Lorsqu’on se lance aux trousses des percidés, on a intérêt à connaître les secteurs qu’ils aiment fréquenter durant la saison froide.

Ces deux espèces issues de la même famille sont fort possiblement les plus populaires auprès des manieurs de brimbales et de petites cannes à dandiner. Le doré affectionne particulièrement la proximité des structures lorsqu’il souhaite se nourrir. La perchaude, pour sa part, recherche des endroits où il y a une diversité de nourriture et où elle peut se cacher pour se mettre à l’abri des prédateurs et se sentir en sécurité.  

J’ai récemment fait appel aux connaissances de celui que je considère comme l’un des plus grands spécialistes de pêche blanche de la Belle Province, David Vadnais, afin d’établir la liste des endroits que vous devriez exploiter au cours des prochaines semaines. 

Pour le doré 

Les hauts-fonds : Ces variations de profondeurs constituent des habitats très prisés pour ces prédateurs, car elles attirent inévitablement les bandes de poissons-fourrages. En présence de courant, les dorés aiment bien se positionner à l’abri de celui-ci, en aval de la structure. Ils n’ont alors pas d’effort à déployer pour demeurer en place et ils n’ont qu’à surveiller les proies qui se laissent entraîner dans leur champ d’attaque. En début et en fin de journée, n’hésitez pas à tenter votre chance près de la portion située en eau moins profonde. Le matin et l’après-midi, ciblez plutôt le contour des flancs.

Les affluents : Les embouchures de rivières et de ruisseaux sont de vrais aimants à dorés. Elles génèrent beaucoup d’oxygène et plusieurs formes de vie à la base de la chaîne alimentaire y cohabitent. La présence d’insectes aquatiques et de petits poissons plaît inévitablement aux percidés. Lors d’une période de fonte en hiver ou au printemps, une telle jonction devient un excellent secteur à exploiter. 

Les fosses : Si vous pêchez au cœur de la journée, ce type de cavité peut abriter de beaux spécimens et engendrer de bons résultats. Les poissons aux gros yeux sensibles à la lumière vive fuient la clarté et se réfugient en eau plus profonde. David privilégie rarement les emplacements qui s’enfoncent à plus de huit mètres de profondeur.

Les pointes : Que ces endroits facilement localisables soient une extension ou non d’une bande riveraine, surtout si elles sont composées de roches, elles attireront assurément les dorés lors des périodes de chasse, à l’aube et au crépuscule. Les attaquants aux dents pointues y rechercheront leur gueuleton autour et sur le dessus de la structure qui s’avance dans le cours d’eau. N’hésitez pas à pêcher dans moins de deux mètres, à la pénombre. 

Les escarpements : Qu’elles soient près des berges, des hauts-fonds, des pointes ou des fosses, les dénivellations abruptes sont des endroits clés pour croiser le fer avec de beaux batailleurs. Ils rôdent et flânent près de ces zones de transition entre deux profondeurs afin d’y repérer des bandes de ménés ou de petites perchaudes.

Les plateaux : Les grandes étendues qui semblent remonter des bas-fonds au beau milieu de nulle part et qui affichent des profondeurs de moins de trois ou quatre mètres sont très productives en début et en fin de saison. Les congénères vont généralement y chasser durant la première et la dernière heure du jour. Les algues sont encore présentes en décembre et en
janvier, et les dorés savent qu’ils y trouveront un garde-manger appréciable.

Pour la perchaude

Les herbiers : Si vous connaissez un site où il y a des lignes de plantes aquatiques en été, il est fort probable qu’il y en ait encore quelques-unes. La photosynthèse s’arrête évidemment à cause du manque de lumière et de l’environnement glacial et les herbes se détériorent graduellement durant l’hiver. Retenez toutefois que ces secteurs attirent des insectes et des petits poissons qui servent de nourriture aux perchaudes. Les diverses compositions architecturales herbeuses proposent de nombreuses cachettes pour se protéger des gourmands prédateurs.

En profondeur : Contrairement à la croyance populaire, retenez qu’il est possible de capturer ces perches à la chair délicieuse profondément, voire jusqu’à 15 mètres. Le bas des escarpements est souvent un excellent endroit à exploiter. Ce sont rarement des groupes de plusieurs individus qui y cohabitent, mais ce sont habituellement de gros spécimens qui s’y réfugient pour se tenir à l’écart de la prédation.

Les baies : Qu’elles soient petites ou grandes, elles sont généralement peu profondes et sans courant. Ce sont des emplacements propices à la présence de plantes aquatiques et de divers débris sur le substrat. En fait, les baies sont de véritables garde-manger où l’espèce qui nous intéresse va se gaver d’insectes, de cyprins et de crustacés.

Les vastes plateaux : Dans les plans d’eau où il y a peu de structures, comme à la baie Missisquoi par exemple, privilégiez ces variations physionomiques subtiles qui ne manquent pas d’attirer les poissons. Les perchaudes se déplacent souvent en colonies de plusieurs individus, voire par bandes de plusieurs centaines de spécimens. Ces attroupements dans ces lieux leur permettent de se protéger des carnassiers et de former un peloton plus imposant quand vient le temps de se nourrir. Le pêcheur a alors intérêt à être mobile pour les localiser. Quand vous trouverez une concentration, forez plusieurs trous et pêchez à tour de rôle dans chacun de ceux-ci. Vous aurez peut-être de belles surprises. 

Savoir briser la glace  

La technologie des perceuses à glace motorisées a beaucoup évolué au cours des sept dernières décennies.
Photo courtoisie
La technologie des perceuses à glace motorisées a beaucoup évolué au cours des sept dernières décennies.

Depuis l’apparition de la première perceuse manuelle en 1805, les manufacturiers ont développé plusieurs gammes de produits qui n’ont pas cessé de s’améliorer.

Tant et aussi longtemps que la croûte gelée n’est pas trop épaisse et qu’on n’a pas trop de trous à forer, il n’y a pas de problème à se servir d’un vilebrequin à main. Toutefois, au fur et à mesure que l’hiver progresse et que la densité de la glace augmente, la tâche devient plus ardue. Quoiqu’à une certaine époque, et les plus vieux comme moi se souviendront, il n’y avait rien de drôle à manier une tranche, une hache, un pieu aiguisé, une scie ou d’autres instruments de la sorte pour arriver au même résultat.

En 1948, un pompier de Plymouth, au Wisconsin, exaspéré de devoir forer ses trous manuellement pour taquiner les poissons, tente d’inventer un appareil motorisé. Après plusieurs tentatives infructueuses, il demande à un de ses collègues habiles en mécanique, Marvin Feldmann, de l’aider. En 1951, ils réussissent à développer le premier modèle de la firme qui portera le nom de Jiffy Power Ice Drill.

Connaisseurs

Jacques Cusson se passionne pour la pêche blanche depuis toujours. Au fil des temps, cet homme de 74 ans a initié ses deux fils,
Sébastien et Martin, qui sont aujourd’hui lieutenants-pompiers à Blainville.  

Il y a plus de 25 ans, M. Cusson a acheté la première perceuse familiale, une Jiffy modèle 30, deux temps, avec une vrille de 10 pouces. Selon cet adepte, il s’agit d’une machine indestructible qui a permis à sa famille de vivre de belles expériences de pêche.

Il y a cinq ans, Martin a fait l’acquisition d’un modèle 4G, avec un moteur à quatre temps et une mèche de huit pouces. Il voulait se moderniser et profiter de la nouvelle vrille STX. 

L’an dernier, Sébastien a eu la chance d’essayer une version au propane avant de se procurer la E6 Lightning qui fonctionne avec une batterie au lithium. Il voulait une tarière légère et facile à transporter.

Ayant eu l’opportunité de tester les diverses technologies et sources d’énergie, j’ai demandé à ces passionnés de m’expliquer les différences entre les modèles qu’ils ont utilisés. Voici l’essentiel de leurs propos :

Deux temps

Des moteurs conventionnels à essence, comme celui de 52 cc de la 30 Pro, fonctionnent à merveille, en tout temps et sous toutes les conditions.

Leur démarrage est beaucoup plus facile surtout depuis l’arrivée des nouveaux carburateurs à double étouffement. Ce genre de machine est hyper fiable tant et aussi longtemps qu’on lui apporte un peu d’amour.

En fait, comme tous les engins de cette catégorie, il ne faut pas utiliser du vieux gaz ou que le carburateur soit gommé. Les points négatifs, selon les Cusson, sont les mélanges huile et essence qu’il faut préparer ainsi que le bruit et les émanations. 

Quatre temps

Parmi les avantages indéniables d’un modèle comme le 4G, équipé d’un moteur de 49 cc OHV, c’est sa puissance qui lui permet de pouvoir faire pivoter une vrille comme la STX dotée de cinq lames. Sa pointe centrale localisée entre les couteaux lui permet de rouvrir des trous qui ont été percés auparavant sans problème. Même par grand froid, une motorisation de la sorte démarre facilement après deux ou trois coups d’étrangleur.

Le fonctionnement est propre, sans odeur et surtout sans mélange au niveau du carburant. Le seul point négatif soulevé est son poids, avec plus de 14,5 kg (32 lb). 

Propane

Les perceuses fonctionnant au propane ressemblent en tous points à celles munies d’un moteur à quatre temps. La grosse différence entre la 4G et la 46 X-Treme Propane se situe au niveau du carburateur qui est adapté à ce gaz. Il n’y a évidemment pas de réservoir.

On parle donc de 49 cc ne nécessitant pas d’amorçage et ne pouvant se noyer. L’adepte peut espérer forer jusqu’à 125 trous avec un cylindre de propane et la fameuse mèche STX. Le fonctionnement est ultra propre et sans odeur. Le seul aspect à se rappeler est au niveau de la température. Si le thermomètre descend sous la barre des -28 degrés Celsius, la bouteille peut geler. Il faut la recouvrir avec une enveloppe de néoprène ou la garder au chaud.

Électrique

Ce type de perceuse est la plus simple à utiliser. Une version comme la E6 Lighting est alimentée par une batterie au lithium de 40 Volts, 6 ampères heures, qui offre une autonomie pour forer environ 70 trous d’un diamètre de huit pouces sur une glace de 24 pouces d’épaisseur, et ce, avec une seule charge de la pile.

Ne pesant que 10 kg (22 lb), elle est facile à trimballer. Elle est équipée d’un sélecteur de marche avant et arrière pour le perçage et le nettoyage des orifices. Une lumière au DEL offre un éclairage appréciable pour voir ce qui se passe lors des forages au petit matin ou en soirée. Une prise USB intégrée permet de recharger votre cellulaire ou d’autres appareils.

L’unique petit hic, selon les Cusson, se produit lorsque le mercure plonge drastiquement vers le bas. Il est alors important de ranger la pile dans un sac à lunch isolé ou à l’intérieur pour ne pas réduire son autonomie.