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Moist revient, mais inquiet

David Usher craint pour la survie des petites salles

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Photo d'archives, Agence QMI David Usher s’ennuie de la scène. Moist a lancé une nouvelle chanson, vendredi, et sortira un nouvel album en 2021.

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David Usher piaffe d’impatience à l’idée de retrouver la scène avec ses partenaires du groupe Moist, mais il craint que plusieurs salles de spectacles ne survivent pas à la pandémie.

«Nous perdons des endroits où jouer», déplore le chanteur, appelé à s’exprimer sur les défis qui se poseront pour les musiciens une fois la COVID-19 domptée.

Comme Andréanne A. Malette l’avait exprimé dans nos pages, vendredi, David Usher entrevoit des jours difficiles pour l’industrie musicale. Il s’attriste surtout du sort des petites salles, qui sont les plus à risque à ses yeux.

«Une fois qu’on les a perdues, elles deviennent des condos ou autres choses. Ça m’inquiète. Des endroits où on se réunissait pour jouer et écouter de la musique vont disparaître», dit David Usher, avec qui Le Journal s’est entretenu, vendredi, jour de parution de Tarantino (Bullet Kill Sex Love Thrill), premier extrait du prochain album de Moist, attendu à la fin de 2021.

La scène lui manque

S’il n’en tenait qu’à lui, David Usher serait déjà sur les planches en train de la chanter devant des fans en délire.

«Ça me surprend de constater à quel point la scène me manque, échappe le chanteur basé à Montréal. Quand tu fais quelque chose toute ta vie, ça peut user, mais quand ça t’est enlevé, tu réalises à quel point c’est important.»

Moist aurait pu combler ce manque en donnant des concerts en ligne. Or, le virtuel, très peu pour M. Usher.

«J’apprécie ceux qui le font, mais ce n’est pas pour ça que je joue de la musique et ce n’est pas ce que je veux faire. Je veux jouer là où je peux communiquer avec les gens», martèle-t-il.

Juste avant la pandémie

En mars dernier, les membres de Moist étaient réunis dans un studio de Toronto pour enregistrer le successeur de Glory Under Dangerous Skies, sorti en 2014, quand la pandémie a frappé et renvoyé tout le monde à la maison.

«Nous avons été chanceux d’avoir pu écrire et répéter les chansons ensemble. Nous savons ce que ça va donner sur scène.»

Même si elle a été composée avant le confinement, Tarantino (Bullet Kill Sex Love Thrill) – le titre renvoie aux nombreux films du cinéaste Quentin Tarantino qu’a regardés David Usher durant la dernière année – fait écho à la crise que nous traversons en parlant de cette insatisfaction chronique qui nous poussait, avant la COVID-19, vers une consommation excessive.

«C’est vrai que la pandémie nous a incités à revenir à l’essentiel, alors que nous étions habitués à toujours en vouloir plus. En même temps, je crains que, lorsque la pandémie sera finie, nous soyons encore aussi fous.»

Le vidéoclip de Tarantino (Bullet Kill Sex Love Thrill) a été réalisé à partir des images du court-métrage d’animation Papillioplastie, du cinéaste David Barlow-Krenina. Ce dernier a refait le montage de son film pour le transformer en vidéoclip. «Quand j’ai vu le film, raconte David Usher, je trouvais qu’il correspondait à la chanson. C’est un univers dystopique, presque heavy métal.»