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Maudit fun, lâche-nous!

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Tiens donc, tout le monde est content ? Plus de vilains voyageurs qui reviennent bronzés en t-shirt, les gougounes aux pieds, en faisant leur quarantaine à l’avenant.

Du fond de sa Suède enneigée, Greta jubile de nous voir réduire notre empreinte environnementale.

Et non, partir une semaine ou 15 jours dans un tout inclus, ça n’a pas de bon sens.

On veut tellement retrouver notre vie d’avant qu’on s’offre des plages de déni quant à la situation actuelle. En partant, non seulement on risque de contaminer les populations locales, mais on sait très bien que le virus ne se dissout pas dans l’eau de mer. Et qui sait lequel des variants de la COVID on ramènera au pays ? Les mutations de ce virus nous donnent des cauchemars.

Il y a bien quelques snowbirds qui sont partis avant les Fêtes. Les aînés qui sont en Floride seront bientôt tous vaccinés, mais ils viennent d’apprendre qu’ils n’échapperont pas à la quarantaine dans un hôtel au retour. Ça rue dans les brancards.

Nous risquons d’être vaccinés la semaine des quatre jeudis 

Quant à nous, je ne vois pas le jour où l’infirmière va nous planter l’aiguille dans le bras. Les pharmaceutiques nous tiennent sur la corde raide. Tantôt elles produisent et livrent, tantôt elles cessent de produire et de livrer. Entre-temps, on nous berce de promesses. Reste que le Québec n’a déjà plus de vaccins.

Difficile de voir la lumière au bout du tunnel

Nous sommes le 31 janvier, j’ai l’impression que cette crise dure depuis des siècles.

Il fait froid. Tout est fermé. Nous sommes confinés et tannés. À 20 heures, on roule les trottoirs. On se croirait dans un film d’anticipation. Comme une prisonnière, je mets des croix sur le calendrier. Il nous reste février et mars à passer avant de pouvoir rêver au printemps. Misère, je rêve de fuir.

Maudit fun, lâche-moi !