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Les marchés boursiers mondiaux entament février sur un rebond

Les marchés boursiers mondiaux entament février sur un rebond
AFP

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Les marchés mondiaux ont rebondi énergiquement lundi, tandis que le cours de l'argent s'envolait, dernier épisode en date d'un feuilleton spéculatif à rebondissements. 

En Europe, l'indice parisien CAC 40 a repris 1,16%, Francfort 1,41%, Londres 0,92% et Milan 1,17%. Ces indices avaient connu la semaine dernière leur pire chute hebdomadaire depuis l'élection présidentielle américaine début novembre.

À New York, l'indice des valeurs vedettes, le Dow Jones Industrial Average, montait de 0,81%, le Nasdaq, à forte coloration technologique, gagnait 2,29% et l'indice élargi S&P 500 prenait 1,54%.

« La crainte qui dominait le marché la semaine dernière s'est évaporée. La horde d'investisseurs particuliers qui s'est abattue récemment sur l'action GameStop a reporté son attention sur l'argent », observe David Madden, analyste chez CMC Markets.

« Les marchés sont en forme probablement parce qu'une hausse à un chiffre du cours de l'argent est moins risquée pour certains fonds spéculatifs qu'une liquidation forcée des positions courtes sur certaines actions », estime-t-il. 

Le cours de l'argent, qui connaît depuis la fin de semaine dernière une poussée soudaine, potentiellement alimentée par les mêmes mécanismes qui ont entraîné GameStop au sommet, donnait néanmoins des sueurs froides aux investisseurs bien établis.

La saga GameStop continuait d'animer le marché américain: l'application de courtage en ligne Robinhood, sous les feux des projecteurs avec la frénésie spéculatrice autour d'actions comme GameStop, a confirmé lundi avoir levé un total de 3,4 milliards de dollars de fonds supplémentaires pour faire face à la demande.

Les investisseurs particuliers ont « un réel pouvoir de nuisance », soulignent les analystes d'Aurel BGC, et l'inquiétude demeure sur de potentielles nouvelles cibles de ces parieurs du web.

Outre les épisodes spéculatifs du moment, les intervenants de marchés continuent de surveiller les publications de résultats d'entreprises, les développements sur le plan de soutien économique aux États-Unis et les livraisons de vaccins.

Les investisseurs ont pu se réjouir de données macroéconomiques de bonne facture, notamment des indices PMI rassurants en zone euro et ISM aux États-Unis.

Surtout, le Produit intérieur brut (PIB) américain devrait retrouver son niveau d'avant la pandémie dès la mi-2021, mais il faudra attendre 2024 pour retrouver les niveaux d'emploi antérieurs à la crise, selon les projections actualisées des services du budget du Congrès (CBO) publiées lundi.

Vers 17H30 (18H30 GMT), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en avril gagnait 1,49% à 55,86 dollars. Le baril américain de WTI pour livraison en mars montait de 1,53% à 52,99 dollars. 

Le billet vert reculait de 0,53% face à la monnaie unique européenne, à 1,21 dollar pour un euro.