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Sondage Léger: les activités postpandémie que les Québécois ont le plus hâte de faire

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Chaque semaine, Le Journal, en collaboration avec la firme Léger, dévoile un coup de sonde sur une variété de sujets qui vous touchent de près ou de loin. Notre baromètre mesure ainsi ce qui vous fait vibrer ou sourciller en tant que Québécoise ou Québécois, jeune ou moins jeune, francophone, anglophone ou allophone, à Montréal ou en région.  

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  • Écoutez le président de la firme Léger, Jean-Marc Léger avec Benoit Dutrizac sur QUB Radio:


Quelle est l’activité que vous avez le plus hâte de faire lorsque la pandémie de COVID-19 sera terminée ? 

1. Passer du temps avec ma famille: 40 % 

Photo d’archives

2. Recevoir ou voir des amis: 34 % 

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3. Manger au restaurant: 32 % 

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4. Partir en voyage: 26 % 

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5. Ne plus porter le masque: 22 % 

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6. Faire des câlins et des poignées de main: 18 % 

7. Assister à des spectacles: 12 %

8. Ne plus pratiquer de distanciation sociale: 11 %

9. Prendre des vacances: 11 %

10. Aller au gym: 9 %

11. Sortir de ma ville / de ma région: 7 %

12. Magasiner librement: 7 %

13. Aller au cinéma: 6 %

14. Faire des activités sociales: 5 %

15. Pratiquer des sports d’équipe: 4 %

16. Aller dans un bar: 4 %

17. Assister à des événements sportifs: 4 %

18. Rencontrer un nouveau partenaire: 3 %

19. Ne plus me soucier d’un couvre-feu: 3 %

20. Aller dans des activités de détente (spa): 3 %

21. Travailler au bureau: 2 %

22. Passer un séjour à l’hôtel: 2 %

23. Aller danser: 2 %

24. Aller à l’école / Assister à des cours: 2 %

25. Aller dans des congrès: 1 %


Méthodologie

Le sondage a été réalisé en deux temps. Une question ouverte a été posée aux panélistes LEO (Leger Opinion) pour qu’ils soumettent leurs activités. Ensuite, un sondage scientifique a été réalisé auprès d’un millier de Québécoises et de Québécois représentatifs, du 9 au 11 janvier 2021, sur la base des activités les plus mentionnées. Chaque répondant pouvait choisir jusqu’à trois activités. Seules les 25 activités les plus populaires sont présentées dans ce baromètre. 


  • Philippe Léger, Le Journal de Montréal   

Le constat 

On sent monter la frustration et les Québécois ont hâte de se revoir, librement et sans barrière. Que ce soit de voir sa famille (1er), ses amis (2e), aller au restaurant (3e) ou se serrer la pince (6e), on s’ennuie de l’un et de l’autre. C’est justement après la grippe espagnole de 1918 que les années folles sont arrivées. Et si 2021 signifiait un retour à ces années de folie ? 

La surprise 

Les gens de plus de 55 ans rêvent du retour des petites choses simples, comme revoir tranquillement leur famille ou partager un repas au restaurant. Alors que les plus jeunes de 18 à 34 ans espèrent les grandes aventures comme les voyages, les soirées au bar et les soupers entre amis. 

Déception 

Seulement 12 % privilégient une sortie culturelle (7e rang). Pourtant, nos artistes sont les premiers à écoper et les derniers à être libérés. En France, on manifeste pour le retour de la culture et on crée des chaînes de télévision éphémères pour faire briller les artistes. Ici, absolument rien, mis à part quelques chèques du gouvernement fédéral.  

Quelle famille !   

  • Geneviève Pettersen, Le Journal de Québec   

C’est rassurant que, parmi toutes les activités auxquelles nous pourrons à nouveau nous adonner lorsque nous aurons traversé l’affreux tunnel pandémique, nous choisissions la famille, comme le révèle le baromètre Léger.

La famille élargie, il va sans dire. Parce qu’entre vous et moi et la boîte à bois, après de longs mois passés à écouter Le tricheur avec Gilbert ou à jardiner avec Suzie, il est tout à fait normal de fantasmer sur un apéro spritz avec la belle-mère ou sur une fondue au fromage avec notre troisième cousine de la fesse gauche.

On est de même, les Québécois, on a la famille tatouée sur le cœur. Pas pour rien que nos soirées se déroulent majoritairement autour de l’îlot de la cuisine ou que nos téléromans racontent depuis des décennies les histoires de familles ordinaires qui se déchirent et se rabibochent. Comme dans la vraie vie, finalement.

Viennent ensuite les ami.es, la famille que l’on choisit. Je pense que c’est ce que je trouve le plus difficile : ne plus parler des grandes et petites choses de l’existence avec les miens. 

J’en ai soupé des Zoom et autres rendez-vous numériques. Rien ne remplacera jamais ma meilleure amie, qui, après une bouteille de rouge, me parle à deux pouces de la face en m’expliquant trop intensément que oui, Kim Kardashian est une femme d’affaires. 

Y’a un truc que je ne comprends pas par exemple : 1 % des répondants ne se peuvent plus de retourner dans des congrès. Est-ce que c’est moi qui pense croche ou c’est impossible d’avoir si hâte que ça à une conférence sur le traitement de canal ? Est-ce que ces gens-là ont hâte à... ce qui se passe autour des congrès ?

C’est peut-être le même monde qui a hâte de rencontrer un nouveau partenaire amoureux. Si la pandémie nous a appris quelque chose, c’est qu’internet a ses limites.