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Des amendements légaux intéressants

Voici l’exemple parfait d’un véhicule, le Defender Limited de BRP, avec lequel il sera permis de circuler sans porter un casque à l’avenir.
Photo courtoisie, Karl Tremblay Voici l’exemple parfait d’un véhicule, le Defender Limited de BRP, avec lequel il sera permis de circuler sans porter un casque à l’avenir.

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Avec la nouvelle mouture de la Loi sur les véhicules hors route que le gouvernement vient tout juste d’adopter, il en est surtout ressorti des éléments punitifs pour des comportements inadéquats. Pourtant, en fouillant plus loin, on se rend compte que certains amendements sont en faveur des usagers, histoire de leur rendre la vie plus agréable.

Ainsi, désormais, pour circuler dans les modèles de côte-à-côte qui sont entièrement fermés avec cabine, le port du casque ne sera plus obligatoire. Il faut dire ici que ces véhicules ressemblent plus à de petites voitures qu’à un VTT. À l’intérieur, on retrouve des ceintures de sécurité, le chauffage et la climatisation, des vitres électriques et plus, un équipement qui le rapproche plus d’une voiture. La cabine qui entoure le chauffeur et les passagers peut servir de cage de protection complète en cas d’impact.

Il y a eu aussi un amendement favorisant les trappeurs. Comme ces derniers circulent à très basse vitesse et doivent s’arrêter régulièrement, ils pourront circuler sans obligatoirement porter un casque. Ça reste à la discrétion de chacun.

Aussi, on a procédé à un amendement pour la largeur des véhicules. Désormais, pour circuler en sentiers, la largeur permise pour un véhicule sera de 66 pouces au lieu de 64 pouces anciennement. Cette nouvelle mesure entraînera des travaux d’aménagement de plusieurs sentiers et ponts qui seront faits par les clubs à la grandeur du Québec. Il faut leur laisser le temps de le faire. Donc, pour assurer la circulation de ces véhicules, les travaux seront faits parce que ce changement sera valable à long terme.

Les gens qui possèdent des véhicules de plus de 64 pouces devront toutefois bien vérifier avant de partir en randonnée, présentement, pour savoir si les infrastructures qu’ils vont rencontrer, comme les ponts, sont adéquates pour ces véhicules.

Mentionnons enfin que le poids admis pour la circulation en sentiers sera maintenant de 950 kilos pour les côtes-à-côtes.

Ces nouvelles mesures mises en place répondent à la nouvelle réalité du marché, qui offre maintenant aux consommateurs des véhicules plus gros, aux dimensions plus importantes. Ils sont plus confortables et plus stables. C’est ce que les consommateurs recherchent. Pour le travail aussi, bien des véhicules sont plus imposants et offrent des possibilités très intéressantes. On est loin des premiers trois roues et même quatre roues, qui étaient équipés d’un moteur de 300cc.

En bref

Permis obligatoire

Le directeur général de la Fédération québécoise des clubs quad, M. Danny Gagnon, tenait à apporter une précision quant à la mise en place de nouvelles modalités dans la pratique du véhicule hors route. La mesure dans la nouvelle loi voulant que, pour circuler en sentier, le permis de conduire soit désormais obligatoire pour les quadistes n’entrera en vigueur qu’à compter de septembre prochain. Donc, vous pouvez circuler présentement sans avoir de permis de conduire, en vous rappelant toutefois que ce n’est qu’une question de temps avant qu’il soit obligatoire.

Popularité grandissante

Les véhicules hors route comprennent différents types de véhicules, en particulier les motoneiges et les véhicules tout terrain, soit les quads, les côtes-à-côtes et les motocyclettes tout terrain. On n’a pas encore les chiffres finaux pour les immatriculations pour 2020, mais, en consultant ceux de 2019, on peut constater que les quads sont très populaires. Au 31 décembre 2019, selon les dossiers de la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ), 404 669 VTT étaient immatriculés par rapport à 207 991 motoneiges. Sur les cinq dernières années, les deux ensemble, cela représente une croissance d’environ 7,9 % pour les immatriculations. Avec les ventes records de cette année, nul doute que ces chiffres vont être à la hausse.

Bilan des décès et des blessures

La principale raison qui a motivé le ministre des Transports, M. François Bonnardel, à réviser la loi sur les VHR, c’est le bilan hors route des décès et des blessés graves. Entre 2009 et 2019, le bilan est plutôt stable dans le temps, une statistique qui ne plaît à personne. Il y a eu 270 décès en motoneige et 311 en VTT, pour des moyennes annuelles respectives de 25 et 28. Le quad emporte donc plus d’adeptes. Aussi, au chapitre des hospitalisations, pour le VTT, durant la même période, on en a compté 6237 pour une moyenne annuelle de 624. Le comportement des conducteurs est une cause majeure des accidents graves ou mortels. Essentiellement, les vitesses excessives, la consommation d’alcool et les comportements téméraires ou inadéquats expliquent la plupart des décès en VHR. Pour les VTT, 42 % des conducteurs décédés avaient consommé de l’alcool.

Des réseaux imposants

Si l’on additionne ensemble les réseaux pour les motoneiges et les quads, on arrive à un total de 58 000 kilomètres de sentiers répartis à la grandeur du territoire québécois. Ils sont entretenus par les clubs de bénévoles des deux organisations. Il s’agit du plus imposant réseau au monde, qui attire les visiteurs de partout dans le monde sauf cette saison en raison de la pandémie.