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Rentrée parlementaire: le masque s’invite au Salon bleu

La gestion de la pandémie a été critiquée à la reprise des travaux de l’Assemblée

Quebec
Photo Stevens LeBlanc À l’Assemblée nationale, les élus doivent désormais porter le masque de procédure durant la période de questions, sauf au moment de prendre la parole. Des panneaux de plexiglas ont également été ajoutés entre les bureaux.

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L’auguste Salon bleu n’est pas épargné par les mesures sanitaires : mardi, les élus ont fait leur rentrée parlementaire le visage couvert d’un masque de procédure et entourés de plexiglas. Mais les débats sur la gestion de la crise, eux, ont repris exactement là où ils avaient été interrompus il y a près de deux mois.

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Comme l’automne dernier, l’Assemblée nationale mènera ses travaux en format réduit afin de respecter une saine distance sanitaire. Des 125 députés, seuls 37 prennent part quotidiennement à la période de questions, dans une formule qui respecte le poids de chaque formation politique.  

Mais la santé publique a imposé de nouvelles conditions pour permettre ce retour sur les banquettes, alors que le gouvernement Legault souhaitait reprendre les travaux en mode virtuel pour la première semaine.

Désormais, tous doivent porter un masque de procédure, sauf au moment de prendre la parole. Des panneaux de plexiglas ont également été ajoutés là où la distanciation physique est plus difficile.  

L’horaire a également été adapté de façon à permettre de respecter le couvre-feu, tandis que les consultations publiques se poursuivront par téléconférence.  

Tests rapides

Pour les partis d’opposition, la rentrée parlementaire a été l’occasion de remettre en question les stratégies du gouvernement Legault, notamment son rejet des tests rapides et des purificateurs d’air, ainsi que les retards dans la mise en place d’un programme de tutorat pour les écoliers.  

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« M. le Président, vous avez remarqué que, sur votre calendrier, aujourd’hui, on est le 2 février. Le 2 février, c’est le jour de la marmotte. Ça ne s’invente pas. On est en train de refaire les mêmes erreurs que par le passé », a lancé la cheffe libérale, Dominique Anglade. 

L’opposition officielle s’étonne de voir Québec bouder la vaste majorité des tests de dépistage rapides envoyés par le fédéral, alors que l’Ontario mise massivement sur cette stratégie. 

Mais le gouvernement Legault, lui, doute de leur fiabilité et estime que le dépistage traditionnel répond à la demande au Québec.

« En Ontario, ils sont obligés de se rabattre sur des tests rapides moins fiables », estime le premier ministre, François­­­ Legault.  

« Je trouve ça intéressant de parler du jour de la marmotte parce que ça se répète, ça se répète, ça se répète dans l’opposition », a répliqué à ses côtés le ministre de la Santé, Christian Dubé, quelques minutes plus tard.  

Mesures pour les entreprises

Par ailleurs, les échanges ont permis d’apprendre que le gouvernement Legault dévoilera sous peu de nouvelles mesures d’aide aux entreprises.

Une récente enquête de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante indique que 17 % des PME canadiennes s’estiment à risque de fermer définitivement leurs portes en raison de la COVID-19.  

« Au Québec [à] 11 %, on est la meilleure province, et savez-vous quoi, M. le Président ? On n’est pas satisfaits de ça, on va annoncer d’autres mesures pour être encore meilleurs », a promis François Legault.  

Ce qu’ils ont dit  

« La semaine dernière, la Cour supérieure a donné toute une leçon de compassion au premier ministre. En acceptant la décision rendue en faveur des personnes itinérantes, le gouvernement a admis ce que tout le monde avait compris dès le premier jour du couvre-feu. »

– Manon Massé, Québec solidaire 

« Depuis le début, on est confrontés à des annonces tardives et qui apportent souvent plus de questions que de réponses. Prenons le tutorat : alors qu’on le demandait pour la rentrée de septembre, eh bien, il va se déployer en février. » 

– Véronique Hivon, Parti québécois 

« Dans ce dossier-là, on a l’impression de se retrouver dans exactement le même débat que sur le masque il y a un an. »

– Marie Montpetit, Parti libéral du Québec, au sujet des tests rapides