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Tests rapides: prudence ou entêtement?

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Prévisible comme la neige en hiver, la question des tests rapides sera soulevée deux fois plutôt qu’une lors de la première période des questions de l’année à l’Assemblée nationale.

La question hante le ministre de la Santé Christian Dubé depuis des mois.

Pourquoi Québec résiste-t-il tant à utiliser massivement ce nouvel outil face à la COVID ?

L’argument selon lequel ils ne sont pas assez fiables tient difficilement la route puisque d’autres juridictions ont trouvé la manière de les déployer efficacement.  

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Le masque bis ?

Même l’Ontario a embarqué dans la valse. La province a acheté 9 millions de tests en supplément aux 12 millions fournis par Ottawa. Les tests rapides à grande échelle sont même au cœur de la stratégie pour rouvrir les écoles.

Le calcul est simple : le volume de tests réalisés compense leur moindre fiabilité. Surtout, ils permettent de trouver des cas de COVID insoupçonnés, et ainsi isoler ces propagateurs asymptomatiques pour casser la transmission. 

Or Québec s’inquiète du sort des faux négatifs. On craint qu’ils ne relâchent le respect des mesures sanitaires et propagent davantage le virus parce qu’ils sont faussement rassurés.

Qui sont les hommes et les femmes derrière nos politiciens? Emmanuelle présente... un balado animé par Emmanuelle Latraverse.

Finalement, comme dans le débat sur le port du masque, Québec s’inquiète des impacts du faux sentiment de sécurité qu’offriront à certains les tests rapides.

Encore là, le même enjeu : vaut-il mieux prévenir des éclosions ou protéger les Québécois contre leur relâchement ?

Duel scientifique

Dans l’espoir de faire taire les critiques de l’Opposition à la veille de la rentrée parlementaire, le ministre Christian Dubé a offert, hier, une séance d’information technique présentée par les hauts-fonctionnaires responsables du dossier. 

Inutile de dire qu’il n’a pas confondu les sceptiques.

Car la question demeure : pourquoi la science de la Santé publique du Québec semble-t-elle ne pas être la même que celle de l’Ontario, du fédéral et des innombrables experts qui la somment d’agir ?