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Un jeune Québécois achète de la pub pour défier Wall Street

Il incite les détenteurs de titres de GameStop à ne pas vendre leurs actions

Jonathan Mireault
Photo Pierre-Paul Poulin Jonathan Mireault, hier, devant une des publicités qu’il a achetées, coin Robert-Bourassa et De la Gauchetière, à Montréal.

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Un Québécois a acheté des messages publicitaires pour encourager les boursicoteurs à continuer de tenir tête aux barons de Wall Street.

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Jonathan Mireault a plus que doublé sa mise en achetant des actions du détaillant américain de jeux vidéo GameStop, dont le cours boursier a explosé la semaine dernière. Mais il refuse de vendre.

« Le but, ce n’est pas nécessairement de faire de l’argent, mais d’envoyer un message à Wall Street. Nous voulons que l’action de GameStop monte le plus haut possible et qu’elle y reste », affirme-t-il au Journal.

Explosion en Bourse

Le titre de GameStop est passé d’environ 70 $ US à près de 500 $ US à la faveur d’internautes spéculateurs qui communiquaient entre eux par le biais du désormais célèbre forum r/wallstreetbets du site Reddit.

Ils voulaient donner tort aux fonds de couverture et autres grands investisseurs qui pariaient sur une chute de l’action de GameStop par le biais de ventes à découvert massives. 

La progression rapide du titre a forcé plusieurs vendeurs à découvert à couvrir leurs positions en Bourse, ce qui leur a coûté des milliards de dollars.

Alors que la frénésie s’estompe graduellement, M. Mireault et d’autres membres du mouvement « Hold the Line » tentent de convaincre les nouveaux actionnaires de GameStop de conserver leurs actions pour empêcher le titre de retomber à son cours du début de l’année.

Jonathan Mireault qui travaille à l’agence numérique Flair Stratégie, a acheté des publicités sur 105 abribus montréalais, hier après-midi. 

« Tenez la ligne », pouvait-on y lire au-dessus d’une fusée portant l’inscription « $GME », le symbole boursier de GameStop.

« Un casino un peu fou »

« Ce qu’on essaie aussi de montrer avec ce mouvement-là, c’est que la Bourse, c’est un casino un peu fou », explique M. Mireault.

« On est juste en train de suivre les règles que Wall Street utilise elle-même depuis des années », ajoute-t-il.

L’homme de 29 ans s’est inspiré de Mattei Psatta, qui a déboursé 18 $ US, vendredi, pour acheter, pendant une heure, une immense publicité animée sur Times Square visant à fouetter l’ardeur des partisans de GameStop. 

Un autre amateur a loué un avion publicitaire à San Francisco pour s’en prendre à la plateforme de courtage Robinhood, qui a limité les transactions sur GameStop, s’attirant les foudres des jeunes investisseurs.

Tous ces efforts se sont pour l’instant révélés vains. 


L’action du détaillant américain a plongé de plus de 30 % hier pour clôturer à 225 $ US, à la Bourse de New York.