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Fausse représentation, vraie bonne nouvelle

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Comme c’est souvent le cas avec les annonces du gouvernement à Ottawa, il fallait lire les petits caractères avant de s’emballer.

À entendre Justin Trudeau, hier, le fédéral avait trouvé une solution au problème d’approvisionnement en vaccins que connaît le Canada. 

Nous allions enfin en produire ici, à Montréal, dès cet été, grâce à une entente avec la pharmaceutique américaine Novavax. Mais au fil de la journée, on a appris que les doses allaient être prêtes à la fin de l’année, si la chance est de notre côté.

En théorie, d’ici là, tous les Canadiens qui le souhaitent devraient déjà être vaccinés. Ce qu’Ottawa prépare, donc, c’est plutôt la lutte aux variants, et l’arrivée d’une autre pandémie. 

C’est une excellente nouvelle, mais qui ne règle en rien nos problèmes d’approvisionnement actuels. 

Position de faiblesse

Nous apprenons à la dure que nous nous sommes placés en position de faiblesse, en nous délestant au fil des ans de notre capacité de production de vaccins.

Nous sommes à l’heure actuelle soumis à la bonne volonté de nos alliés américains et européens qui, eux, les produisent. Le gouvernement Trudeau a reçu l’assurance que l’Europe ne nous coupera pas les vivres. 

Mais cette assurance relève avant tout de la diplomatie. Aucune entente formelle n’existe entre le Canada et l’Union européenne, traversée par un vent de protectionnisme vaccinal. 

« Les affaires internationales et les accords entre nations reposent énormément sur des engagements pris lors de conversations et partagés publiquement », a plaidé le premier ministre. 

Est-ce pour cette raison que le gouvernement Trudeau répète chaque jour sur toutes les tribunes que Pfizer doit bel et bien livrer les 4 millions de doses prévues d’ici la fin mars ? 

Bien sûr, ces ententes reposent sur des contrats signés. Mais que contiennent-elles ? Ottawa refuse d’en dévoiler même une seule ligne, contrairement à d’autres pays. 

Et comme on a pu le constater, Big Pharma n’hésite pas à changer les règles du jeu en cours de route.