/world/pacificasia
Navigation

Birmanie : le chef de l’ONU appelle à faire pression pour faire échouer le coup d’État

Birmanie : le chef de l’ONU appelle à faire pression pour faire échouer le coup d’État
AFP

Coup d'oeil sur cet article

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a affirmé mercredi qu’il ferait tout ce qui est en son pouvoir « pour mobiliser tous les acteurs-clés et la communauté internationale pour mettre assez de pression sur la Birmanie afin de s’assurer que (le) coup d’État échoue ». 

• À lire aussi: Birmanie: Suu Kyi inculpée, les appels à la désobéissance civile se multiplient

• À lire aussi: Facebook indique que ses services sont « perturbés » en Birmanie

« Après des élections qui je pense se sont déroulées normalement, et après une grande période de transition, il est absolument inacceptable de changer les résultats des élections et la volonté du peuple », a-t-il ajouté lors d’un entretien avec le quotidien The Washington Post.

Interrogé sur l’inculpation de la dirigeante birmane Aung San Suu Kyi, le chef de l’ONU a estimé que « si on pouvait l’accuser de quelque chose, c’est d’avoir été trop proche des militaires, et de les avoir trop protégés ». 

« J’espère que la démocratie fera à nouveau des progrès en Birmanie, mais pour cela il faut que tous les prisonniers soient libérés, que l’ordre constitutionnel soit rétabli », a-t-il dit.

Le secrétaire général de l’ONU a aussi déploré que le Conseil de sécurité n’ait pas pu depuis mardi se mettre d’accord sur un texte commun, après une réunion en urgence à l’initiative du Royaume-Uni.

Selon un projet de texte proposé en début de semaine à la négociation et obtenu par l’AFP, le Conseil de sécurité condamnerait « le coup d’État militaire » et demanderait une « libération immédiate » des personnes détenues illégalement. Le Conseil réclamerait aussi la levée de l’état d’urgence proclamé pour un an.

Mercredi soir, selon des diplomates, les négociations se poursuivaient entre les 15 membres du Conseil de sécurité, notamment avec la Chine et la Russie qui avaient bloqué mardi l’adoption de la déclaration.

L’armée birmane a mis brutalement fin lundi à la fragile transition démocratique du pays, instaurant l’état d’urgence pour un an et arrêtant Suu Kyi, 75 ans, cheffe de facto du gouvernement civil, ainsi que d’autres responsables de son parti, la Ligue nationale pour la démocratie (LND).