/world/europe
Navigation

Birmanie: l'UE devra «envisager» des sanctions si l'état d'urgence n'est pas levé (ministre français)

Birmanie: l'UE devra «envisager» des sanctions si l'état d'urgence n'est pas levé (ministre français)
Photo AFP

Coup d'oeil sur cet article

Paris | L'Union européenne devra «envisager» de nouvelles sanctions contre les militaires birmans s'ils ne lèvent pas l'état d'urgence décrété lundi et ne libèrent pas les responsables civils arrêtés, a déclaré mercredi le chef de la diplomatie française. 

«Si la situation se poursuit, il faudra envisager au niveau européen (...) des mesures supplémentaires pour marquer à la fois notre soutien au processus démocratique et notre volonté de ne pas laisser ce pays dériver dans la dictature militaire», a souligné Jean-Yves Le Drian sur la radio Europe 1.

L'Union européenne avait déjà pris des sanctions - gel des avoirs et interdiction de pénétrer sur son territoire - contre sept responsables militaires et de la police des frontières en 2018, en raison de la répression visant les musulmans rohingyas dans ce pays.

Lundi, l'armée a brutalement mis fin à la fragile transition démocratique en instaurant l'état d'urgence pour un an et en arrêtant la cheffe de facto du gouvernement civil Aung San Suu Kyi, ainsi que d'autres responsables de son parti, la Ligue nationale pour la démocratie (LND).

L'Union européenne a «fermement» condamné le coup d'État et réclamé «la libération immédiate» des responsables arrêtés.

«Il faut respecter» les «élections (législatives) démocratiques» de novembre, remportées massivement par le LND, a souligné M. Le Drian. «Le peuple birman doit être entendu.»