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Cinéma: les distributeurs attendent Montréal

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Les cinémas des six régions qui basculent en zone orange lundi auront de la misère à trouver des films à présenter s’ils décident d’ouvrir leurs portes le 26 février. En effet, les distributeurs québécois tiennent absolument à attendre l’ouverture des salles de Montréal avant de sortir des nouveaux longs métrages.

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« Je peux vous confirmer qu’il n’y a pas un de mes films qui va sortir tant et aussi longtemps que Montréal ne sera pas ouvert et qu’on n’aura pas la certitude que les cinémas vont rester ouverts pour longtemps », a indiqué mercredi au Journal le distributeur Christian Larouche (Films Opale). 

« C’est beaucoup trop risqué pour moi de lancer un film sans pouvoir compter sur les cinémas de Montréal et de Québec. »

M. Larouche a dans ses cartons plusieurs films québécois qui sont prêts à prendre l’affiche, dont Le club Vinland de Benoit Pilon, et Tu te souviendras de moi d’Éric Tessier. Il aurait aimé pouvoir les sortir avant qu’Hollywood recommence à lancer ses gros blockbusters.

Le distributeur MK2 Mile End, qui doit lancer cet hiver le film Maria Chapdelaine a aussi confirmé mercredi au Journal qu’il attendrait la réouverture des cinémas montréalais avant d’aller de l’avant. 

Il faut savoir que les six régions en zone orange comptent une vingtaine de cinémas. Ensemble, ils représentent environ 20 % du parc de salles du Québec.

Encore indécis

Les propriétaires des cinémas des six régions concernées n’avaient pas tous encore décidé mercredi s’ils allaient rouvrir leurs portes à la date permise mardi par le gouvernement, le 26 février. 

« On ne sait pas encore si on va rouvrir le 26 », a confié mercredi Pierre Gaudreault, propriétaire du Cinéma Paramount à Rouyn-Noranda. 

« On est en train de voir quel type de film on pourrait présenter en mars si on décide d’ouvrir. Je me souviens qu’en octobre dernier, quand les cinémas de Montréal ont refermé, les distributeurs québécois ont retiré leurs films et ç’a compliqué les choses pour nous. Le cinéma est une business à films. On n’attire pas les gens parce qu’on est un cinéma. On les attire parce qu’on a des nouveaux films à leur offrir. »

Les propriétaires de cinémas questionnés mercredi tentaient aussi d’avoir des précisions sur les nouvelles mesures sanitaires qui devront apparemment être appliquées dans leurs salles, comme le port du masque de procédure par les spectateurs : « On essaie d’en savoir plus à ce sujet parce que ça sort de nulle part et qu’il n’a jamais été question de masques de procédure avant mardi. Si ça se confirme, ça serait un frein supplémentaire pour nous », a déploré Alexandre Hurtubise du Cinéma Lido de Rimouski.