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De grâce, calmons-nous et gardons le cap

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Que s’est-il passé dans les derniers jours pour que beaucoup plaident maintenant pour une réouverture de la société ?

Prenons un pas de recul et regardons derrière nous.

D’octobre jusqu’à la mi-janvier, les cas augmentaient sans cesse. 

Progressivement, des secteurs de l’économie ont été fermés pour contrôler la transmission. Les mesures partielles n’ont pas fonctionné.

Au début de l’année, nous dépassions les 2000 cas par jour, avec tout ce que cela entraîne comme conséquences sur notre système de santé. 

Depuis la mi-janvier, la situation s’est stabilisée. 

Pour la première fois, nous avons trouvé une manière de diminuer le nombre de cas au Québec. Cette manière consiste en un mélange – assurément malheureux – de fermetures, de surveillance et de couvre-feu.

Le bâton de la coercition fonctionne mieux que la carotte de la sensibilisation, dit autrement. 

Bien sûr que tout le monde souhaiterait des restrictions plus permissives et une autodiscipline citoyenne. La réalité, elle, commande plutôt des règles claires et des contraintes hiérarchiques, venant du haut.

Paradoxalement, alors que la stratégie actuelle rapporte, nous nous emballons pour une réouverture progressive et précipitée de certains secteurs. 

Certaines régions, épargnées par leur distance géographique, commandent des allègements logiques, comme le gouvernement l’a autorisé hier. Comment justifier la fermeture de magasins à Baie-Comeau ou d’un cinéma à Chibougamau, alors qu’il n’y a pratiquement aucun cas dans ces régions ?

Mais pour le reste, dans les centres urbains et périurbains, de grâce, calmons-nous et gardons le cap encore quelques semaines.

Va-et-vient

Nous savons tous que le confinement est une expérience exaspérante.

Or, ce qui l’est encore plus, c’est la stratégie « yoyo » du confinement-déconfinement à perpétuité. 

Si on revient aux mêmes dispositions qu’en octobre et novembre derniers, les cas vont flamber à nouveau. Les mêmes causes créent les mêmes effets.

Personne ne veut revivre un autre confinement en avril prochain, parce que nous avons été trop rapides à desserrer nos boulons sanitaires.

Le vrai déconfinement, celui durable et définitif, qui aura lieu le printemps prochain dépend de notre prudence d’aujourd’hui.