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«Les Hanson, en réalité, ce sont de vrais débiles»

«Les Hanson, en réalité, ce sont de vrais débiles»
Photo LNH.com

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En débarquant à Johnstown en 1973 pour y jouer avec les Jets dans la North American Hockey League, le défenseur québécois François Ouimet était bien loin de se douter qu’il se lançait dans un projet qui allait changer sa vie.

Près de quatre ans après son arrivée dans cette petite ville minière de 19 000 habitants, située en Pennsylvanie, un film intitulé Slap Shot voit le jour.           

Le long-métrage relate l’histoire des... Chiefs de Charlestown, une équipe de hockey évoluant dans un circuit de troisième ordre où la violence extrême et l’intimidation sont rois et maîtres. 

Vous aurez compris qu’il s’agit là d’un hommage direct à l’équipe de Ouimet : un club composé de personnalités explosives qui, en 1975, a su faire mentir tout le monde en remportant le championnat d’une ligue où les gouttes de sang sur la patinoire étaient plus nombreuses que les spectateurs dans les gradins. 

Si le film en soi s’est avéré être un franc succès partout où il a été diffusé (les Québécois en raffolent), l’histoire derrière la conception de celui-ci est tout simplement ahurissante et surtout ENTIÈREMENT inspirée de fait réels. 

«Les frères Hanson, en réalité, ce sont les frères Carlson, précise François Ouimet dans le cadre d’un généreux entretien avec TVASports.ca. Et crois-moi, ce sont trois vrais débiles. Tu ne peux même pas t’imaginer à quel point...»

Retour dans le temps et incursion dans le quotidien des «vrais» Chiefs de Charlestown. 

«Personne ne voulait aller jouer là-bas»              

En 1973, Ouimet, un ancien de la Ligue de hockey junior majeur du Québec, a 21 ans et vient d’être retranché du camp des Blues de St. Louis. 

«J’avais été nommé sur l’équipe d’étoiles du circuit universitaire canadien la saison précédente. Les Blues m’avaient fait signer un contrat de deux ans, même si je n’avais jamais été repêché.

«Je crois sincèrement avoir bien fait lors du camp, mais c’était une époque où les équipes recherchaient des goons. J’étais plutôt du type puck-moving defenseman. Je crois simplement que je ne correspondais pas à leur prototype de défenseur idéal.»

À l'époque, les options sont nombreuses pour les joueurs retranchés du camp des Blues. 

Les patineurs peuvent aboutir à Columbus (dans la Ligue internationale), au Colorado (au sein du club-école des Blues dans la Ligue américaine) ou encore... à Johnstown, dans la North American Hockey League (l’équivalent hiérarchique de la ECHL aujourd’hui).

Tout au long du camp d’entraînement, les joueurs présents discutent entre eux. Rapidement, Ouimet prend conscience qu’une phrase revient plus que les autres. 

«Les gars se disaient tous entre eux : "Tu ne veux pas aller à Johnstown." Au départ, je me demandais pourquoi ils disaient tous ça. Puis, j’ai fait mes recherches et... j’ai compris. Il n’y avait effectivement pas grand-chose de sexy dans cette petite ville située au beau milieu de nulle part. Mais devine où j’ai fini par aboutir?»

Le défenseur est effectivement envoyé par les Blues à... Johnstown, où il entamera sa carrière professionnelle. Nous sommes alors en septembre 1973. 

«Les Hanson, en réalité, ce sont de vrais débiles»
Photo courtoisie - François Ouimet

Ouimet n’a pas vraiment le temps de comprendre ce qui lui arrive, car il est rappelé par le club-école de St. Louis après seulement cinq matchs. Il s’y tire très bien d’affaire avec 13 points en 23 matchs. 

Mais, un an plus tard, il semble plafonner au sein de l’organisation du Missouri. 

«Au camp d’entraînement de 1974, l’entraîneur a essayé de me faire jouer comme joueur de centre sur le quatrième trio. Je te rappelle que j’étais un défenseur! J’en ai eu assez. J’ai appelé mon agent pour lui dire de me trouver du boulot ailleurs.»

Mais, avant même que l’agent de Ouimet ne commence les démarches, une équipe se manifeste.

«Devine laquelle!», lance le sympathique homme en riant. 

«Les Jets de Johnstown, bien sûr!»

Et c’est là que notre histoire commence. 

«Qui sont ces malades-là?»               

«Johnstown, c’est un trou. Ce n’est pas plus compliqué que ça.»

C’est de cette façon que François Ouimet commence sa description de la ville qui changera finalement sa vie un an plus tard.

«Ce n’est pas joli. C’est même lugubre. Une bonne vieille ville minière des années 70. Tu me suis? C’est loin d’être Punta Cana!»

Le Québécois débarque en Pennsylvanie en octobre 1974. La saison de la NAHL est déjà entamée depuis quelques semaines. 

«J’entends, depuis quelques semaines, plusieurs rumeurs concernant trois frères complètement fous qui évoluent pour les Jets. Les frères Carlson. Ils n’étaient pas là lors de mon premier passage à Johnstown.»

«Les Hanson, en réalité, ce sont de vrais débiles»
Photo Rapid City Journal

«Donc je débarque là-bas et un gars que j’avais connu l’année précédente, Jean Tétreault, vient me chercher à l’aéroport. La première question que je lui pose, c’est : "Les Carlson... c’est qui ces malades-là?!"»

«Il me répond alors : "Des malades? Tu ne comprends pas à quel point ton qualificatif est faible. Tu n’es pas prêt à voir ces gars-là. Je t’avertis." J’ai alors compris que les rumeurs... n’étaient pas que des rumeurs!»

Une scène surréelle               

Les frères Carlson, ce sont Steve, un joueur de centre de 19 ans, Jack, un ailier gauche de 20 ans, et Jeff, un ailier droit de 21 ans. Les trois frangins, cheveux au vent et lunettes au visage, évoluent sur le même trio. 

D’ailleurs, pour ceux qui n’étaient pas au courant, deux des Carlson ont eux-mêmes joué leur personnage (celui des frères Hanson) dans Slap Shot

Le film, au départ, a été basé sur la vie des trois frères Carlson, mais, au moment de commencer le tournage, Jack a été rappelé par les Oilers d’Edmonton. Il a donc été remplacé dans son rôle par Dave... Hanson, un autre joueur des Jets.  

«Steve était le moins fou des frères», de spécifer Ouimet. 

«Il était le plus jeune et le plus talentueux des trois. Mais dès qu’il se faisait frapper ou écoeurer, ses deux frères, qui n’avaient aucune retenue, se faisaient un point d’honneur de démolir le "fautif".»

Et pour ceux qui pensent que les Hanson ne sont qu’une pure invention cinématographique, figurez-vous que TOUTES les scènes que vous voyez dans le film se sont produites.

«L’un des moments les plus marquants de Slap Shot est certainement celui où l’un des frères reçoit un trousseau de clés en plein visage, non? Eh bien, crois-le ou non : c’est arrivé pour vrai... et ce n’était pas beau à voir. 

«Jeff, encore lui, venait de sacrer une volée à un rival. Sans surprise, il est ensuite aller narguer les partisans adverses. Je crois qu’on jouait à Long Island contre les Cougars. À un moment donné, un partisan qui n’avait pas apprécié son arrogance lui a effectivement garoché un trousseau de clés en pleine face. 

«Malheureusement pour le spectateur en question, Steve l’avait vu. Dans la seconde où le trousseau avait quitté la main de l’homme, les trois frères, et je ne l’oublierai jamais, ont sauté par-dessus le banc des joueurs et se sont mis à pourchasser l’homme dans les estrades... avec leurs patins! Ils l’ont finalement attrapé et ç’a déclenché une mêlée générale dans les gradins.»

«Les Hanson, en réalité, ce sont de vrais débiles»
Capture d'écran «Slap Shot», Universal Pictures

Et Ouimet confirme que la police, comme dans Slap Shot, s’en est effectivement mêlée. 

«Tous nos gars, les Carlson inclus, ont finalement regagné le vestiaire. Après cinq minutes, ç’a cogné à la porte. C’était les policiers! Ce soir-là, les trois frères ont, comme dans le film, passé plusieurs heures en prison. Toute l’équipe attendait de voir ce qui allait se passer. Notre directeur général a finalement dû sortir les gros billets pour pouvoir les faire sortir de là. On a ensuite regagné Johnstown. C’est une soirée que je n’oublierai pas.»

Les fameuses petites autos               

Dans Slap Shot, la scène où l’on voit les Hanson, lors d’un voyage sur la route, passer le temps dans leur chambre en jouant avec des petites voitures sur piste a marqué les esprits. 

«Comme si des gars de 20 ans peuvent à ce point aimer les jouets...», se disent la plupart des gens qui ont visionné le film. 

«Comment penses-tu que cette scène s’est ramassée dans le long-métrage?», lance Ouimet en gloussant. 

«Dans l’appartement des Carlson, il y avait une pièce exclusivement réservée aux petites voitures et aux jouets. C’était leur genre de pièce privée. Parfois, on allait prendre une bière chez eux et ils disparaissaient pour aller jouer...

«Non, ils n’apportaient pas leurs bolides miniatures sur la route comme dans le film, mais il y a quand même beaucoup de vrai dans cette scène...»

Une mêlée qui change tout               

Vous avez fort probablement compris, à ce moment-ci de votre lecture, qu’il valait mieux avoir les frères Carlson de son côté en 1975. 

D’ailleurs, figurez-vous qu’ils sont directement responsables du championnat remporté par les Jets cette année-là. 

«En décembre, notre équipe n’allait vraiment pas bien. Malgré un grand talent au sein du groupe, nous étions dans la cave du classement. La plupart des gars n’allaient à l’aréna que pour se battre et encaisser leur chèque de paie. On devait gagner 20 000$ par année. Un soir, nous avons tenu une grosse réunion d’équipe où tous les gars se sont mis d’accord : nous voulions jouer au hockey et gagner des matchs. La séquence difficile avait assez duré. Nous allions compétitionner.»

Les Jets font honneur à cette nouvelle mentalité dès le match suivant. Oh, ils ne gagnent pas le match, mais ils sèment une graine qui, ultimement, fera d’eux les champions du circuit quelques mois plus tard. 

«Ce soir-là, nous jouions à Syracuse. Les Blazers comptaient sur un excellent club, mais étaient aussi TRÈS agressifs et intimidants. Ils étaient premiers au classement et nous devions être avant-derniers. À Syracuse, l’aréna était toujours plein. L’amphithéâtre était configuré à l’ancienne. On avait pratiquement l’impression que les 3000 spectateurs étaient sur la glace avec nous. Quand ce sont les partisans adverses, ça n’aide pas vraiment! Tout le monde, arbitres inclus, était intimidé à l'idée de jouer là-bas. 

«Après deux périodes, ils nous battaient assez solidement au pointage. On se faisait aussi brasser pas mal physiquement. Au début de la troisième, Jack Carlson est rentré au banc. Il avait l’air en colère comme jamais. Il a fermé la porte du banc avec une vigueur assez impressionnante. Il a ensuite regardé tous les gars au banc en disant : "Là, tab*****, il n’y a rien qui se passe. Vous faites quoi ici, sérieusement? Mes frères et moi, à notre prochain shift, on oublie la rondelle et we run the shit out of them!

Jack n’avait pas menti. Dès sa présence suivante, ses frères et lui y vont d’un véritable carnage sur la patinoire. TOUS les joueurs des Blazers y passent, sans exception. Et soudainement, le vent tourne. La photo ci-bas, tirée du film, est d'ailleurs très représentative de ce qui s'est passé à Syracuse ce soir-là.

«Les Hanson, en réalité, ce sont de vrais débiles»
Capture d'écran «Slap Shot», Universal Pictures

«On a perdu le match, mais lors de ce match, Syacuse a compris qu’il ne serait plus facile de jouer contre nous. Ils se sont mis à douter. Et de notre côté, cette fin de match, gracieuseté des Carlson, nous a donné des ailes pour la suite...»

Nouvel élan              

Dès le match suivant, les Jets ne sont plus les mêmes. Dans les jours qui suivent, ils enfilent les victoires à un rythme effréné et remontent au classement de façon extrêmement rapide. Les joueurs ont pris confiance en leurs moyens, tant offensivement que défensivement. 

Oh, ne vous méprenez pas... Johnstown n’est pas moins agressif avec ses rivaux pour autant. Mais, globalement, le jeu de l’équipe est nettement supérieur à celui affiché dans les trois premiers mois de la saison. 

Les Jets se qualifient finalement pour les éliminatoires de la NAHL. La surprise est énorme à travers le circuit. Et pourtant... 

En première ronde, la formation de la Pennsylvanie élimine les Cape Codders trois matchs à un. 

Au tour suivant, les Jets affrontent... les Blazers de Syracuse. Ces même Blazers que les Carlson avaient démoli quelques semaines plus tôt. 

«En temps normal, nous n’aurions eu aucune chance contre eux. Mais comme je t’ai dit plus tôt, les Carlson avaient vraiment laissé des traces dans la tête des joueurs des Blazers.»

Dans une série étonnamment marquée par du jeu plutôt propre (pour du hockey de l’époque, du moins!), les deux équipes ne se cèdent pratiquement rien sur la glace. Après six matchs, c’est l’égalité 3-3 entre les deux clubs. 

L'affrontement nécessite donc un match ultime. 

«La joute se tenait à Syracuse. Tu devineras que l’ambiance était électrique dans l’aréna. Encore aujourd’hui, j’ai des frissons quand j’y pense. On a commencé le match sur les talons. Ça nous a pris 11 minutes avant de décocher notre premier lancer!»

Les Blazers prennent les devants 1-0 après une période. Après deux périodes, les choses se replacent quelque peu pour Johnstown et la marque est de 4-4. 

«À l’entracte, les Carlson nous ont fait un speech infernal. Ils ont tout brisé autour d’eux, ils gueulaient qu’il fallait gagner... Évidemment, ça nous a boostés. On est sautés sur la glace avec l’adrénaline au maximum.»

«Les Hanson, en réalité, ce sont de vrais débiles»
Photo tribdem.com

Dans une troisième période que Ouimet qualifie «d’agitée au possible», le pointage demeure au neutre... jusqu’en fin de match. 

«L’arbitre a décerné une pénalité à Syracuse alors qu’il ne restait que quatre minutes à faire à la rencontre. Nous avons marqué sur l’avantage numérique et nous avons gagné le match! C’était notre première victoire en quatre ans à Syracuse et nous avions notre billet pour la grande finale!»

Si les Jets jubilent (avec raison), les partisans des Blazers, eux, voient rouge. Les insultes et les objets pleuvent sur la patinoire. 

«Les arbitres sont sortis de l’aréna avec leur équipement et ont pris la route encore habillés en tenue de match», lance Ouimet en riant de bon cœur. 

«Nous n’avons pas traîné, nous non plus. Les partisans des Blazers voulaient nous lyncher!»

Ouimet raconte que la finale ne fut ensuite qu’une formalité pour les Jets. 

«Nous avons éliminé les Dusters de Broome County 4-0. Nous nous sentions sur le toit du monde après avoir éliminé Syracuse et personne n’aurait pu nous arrêter.»

Inspirés et menés par trois frères complètement disjonctés, les Jets de Johnstown, pourtant médiocres jusqu’en janvier de la même année, sont sacrés champions de la NAHL. Un scénario digne... d’un film! 

Les coulisses de la création de Slap Shot  

La façon dont Slap Shot a vu le jour a été documentée quelques fois au fil des années.

Mais François Ouimet a sa façon bien à lui de nous raconter comment son équipe est devenue célèbre. 

«Un attaquant américain du nom de Ned Dowd jouait dans notre équipe. Il avait une sœur, Nancy Dowd, qui écrivait des scripts cinématographiques depuis quelques années. Ned a commencé à lui parler de notre équipe et ils ont convenu que Nancy pourrait venir voir le club à Johnstown vers la fin décembre.»

La visite de Nancy correspond justement au moment où les Jets commencent à empiler les victoires. Un séjour d’une semaine la convainc de la pertinence d’aller de l’avant avec un film. 

«Elle est rentrée chez elle avec une seule idée en tête : créer Slap Shot», se rappelle Ouimet. 

«Nous étions alors au courant qu’un projet de film, qui allait fort probablement impliquer de vrais joueurs de notre équipe, se tramait. Ce que nous ne savions pas, toutefois, c’est que Nancy avait acheté plein de petites enregistreuses qu’elle avait remises à Ned avant de quitter. 

«Ned a donc placé les enregistreuses à notre insu dans le vestiaire avant chaque partie et entraînement pendant plusieurs mois. Il en cachait même dans l’autobus. Évidemment, surtout avec les frères Carlson, tu devineras que des choses pas possibles ont été dites pendant ces mois-là... 

«Et finalement, plusieurs répliques de Slap Shot sont le fruit de ce qui a été trouvé sur ces enregistreuses! Nous avons su vers la fin de la saison qu’on nous enregistrait. Mais les gars ont trouvé ça bien drôle!»

«Les Hanson, en réalité, ce sont de vrais débiles»
Photo courtoisie François Ouimet

Ainsi a été créé le mythique film Slap Shot. Certaines scènes du film ont d’ailleurs été tournées pendant l’historique saison des Jets. 

François Ouimet, qui y a joué comme figurant, se rappellera toujours la première fois qu'il a visionné le long-métrage. 

«Paul Newman nous avait invités dans une maison qu’il avait louée en forêt... Un party comme il ne s’en fait plus! Nous avons regardé le film là-bas et c’est sûr que tu ressens des émotions particulières. 

«Le petit gars de 22 ans que j’étais n’aurait jamais pensé être impliqué dans un projet comme celui-là en s’en allant en Johnstown... Dire que tout le monde évitait cet endroit comme la peste, un an plus tôt. J’ai bien fait de suivre mon instinct!»

Toujours impliqué... à sa façon!               

Après la fameuse saison 1974-1975 passée à Johnstown, François Ouimet a disputé deux autres saisons avec les Jets, avant d’intégrer la fameuse (et défunte) Association mondiale de hockey le temps de quelques matchs avec les Fighting Saints du Minnesota et les Stingers de Cincinnati. 

Il a alors eu Dave Keon et Rick Dudley comme coéquipiers et s’est frotté à des joueurs comme Gordie Howe, Bobby Hull, Réjean Houle et Marc Tardif. Pas mal, non?

Puis, après deux années passées en Norvège et 12 autres en France, il a pris sa retraite en 1990.

François Ouimet aura ultimement gagné sept championnats dans trois pays différents. Il a aussi à son palmares trois coupes d'Europe, un championnat du monde et une participation aux Jeux olympiques de 1988 (Canada) avec l'équipe de France. 

«Les Hanson, en réalité, ce sont de vrais débiles»
Photo courtoisie François Ouimet

Aujourd’hui, notre loquace interlocuteur est âgé de 69 ans... et a toujours la même passion pour son sport. Il est d’ailleurs conférencier et transmet son amour du hockey aux jeunes et moins jeunes partout au Québec. «Une passion, un rêve, une réalité» est une conférence qui incite à la persévérance dans la poursuite de son rêve. 

«Évidemment, les premières questions des gens sont toujours en lien avec Slap Shot! Avant la pandémie de COVID-19, j’étais assez sollicité. Je fais ça à mon compte parce que ça me permet de rester connecté avec un sport que j’aimerai à jamais.»

Et s’il en venait un jour à s’ennuyer de ses belles années passées à Johnstown, un certain film adulé des amateurs de hockey québécois sera toujours là pour lui rappeler de (très) bons souvenirs...