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Mondial de ski alpin: Valérie Grenier de retour en super-géant

La skieuse Valérie Grenier
Photo d'archives, Agence QMI La skieuse Valérie Grenier

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Hôtesse des Jeux olympiques de 2026 en compagnie de Milan, Cortina d’Ampezzo accueillera la 46e édition du championnat mondial de ski alpin du 8 au 21 février.

Le Canada comptera un contingent de 13 skieurs (sept femmes et six hommes) pour l’événement le plus important de la saison. Pour l’occasion, Valérie Grenier prendra le départ de sa première épreuve de vitesse depuis sa triple fracture (tibia, fémur et cheville) à la jambe droite, subie en février 2019 lors d’un entraînement en descente à l’occasion du championnat mondial à Are en Suède.

Depuis son retour à la compétition en octobre à Sölden, en Suède, où elle a pris une encourageante 25e position alors que son objectif était de percer le Top 30, la porte-couleurs du Mont-Tremblant s’est concentrée uniquement sur le slalom géant. La skieuse de 24 ans et son entourage ont toutefois convenu que le moment était bien choisi pour disputer un premier super-géant.

«Après l’annulation de la Coupe du monde de Saint-Moritz où je devais disputer mon premier super-géant de la saison, je devais revenir à Val-d’Isère la semaine suivante, mais je n’étais pas prête. Après la descente d’inspection, j’étais inquiète dans ma tête et je ne me sentais pas bien. Après quelques journées d’entraînement en super-géant, j’avais retrouvé ma confiance. Je m’étais blessée dans une épreuve de vitesse et le retour n’a pas été facile. Ça va vite et c’est stressant.»

«Les peurs sont maintenant disparues, de poursuivre Grenier. J’avais peur à mon retour, mais je suis maintenant excitée. J’aime le sentiment d’adrénaline au lieu d’être sur la défensive. J’ai fait plus d’entraînements pour retrouver ma vitesse et je suis plus à mon meilleur.»

Grenier assure qu’elle est maintenant prête à prendre le départ d’une épreuve de vitesse, mais refuse de se fixer des objectifs. En carrière, son meilleur résultat est une 4e position à Cortina d’Ampezzo en super-géant, en 2019. Elle connaît donc bien la piste qui accueille les mondiaux cette année. Elle avait aussi signé une 5e place à Lake Louise à l’automne 2018. «Je me sens maintenant vraiment bien et je pense que je peux bien faire, mais je n’ai aucune idée à quoi m’attendre puisqu’il s’agit de mon premier super-géant depuis ma blessure. Je ne veux pas me mettre des attentes trop élevées. Quant à la descente, je ne suis pas encore prête.»

Slalom géant

Satisfaite de sa saison en slalom géant jusqu’à présent, Grenier a un objectif en tête en Italie. «Je vise un Top 10, a-t-elle affirmé. À mon retour, je visais le Top 30 et j’ai surpassé mes attentes. Après Sölden, je voulais faire mieux. J’ai obtenu des résultats intéressants avec des 13e, 15e et 16e positions. Je suis vraiment contente de mon début de saison.»

En plus du super-géant et du slalom géant, Grenier prendra le départ du super combiné. En 2019, au mondial de Are, en Suède, Grenier avait pris le 19e rang au super-géant après une 18e place aux Jeux olympiques de 2018, à PyeongChang. Elle a participé à son premier mondial en 2015, à Beaver Creek, où elle a signé une 19e place en super-géant.

Marie-Michèle Gagnon en confiance 

La skieuse Marie-Michèle Gagnon
Photo d'archives, Agence QMI
La skieuse Marie-Michèle Gagnon

Forte de son premier podium en carrière dans une épreuve de vitesse samedi dernier, Marie-Michèle Gagnon se sent d’attaque pour les mondiaux de ski alpin, elle qui en sera à sa septième participation.

«Je suis prête à m'attaquer au championnat mondial, a affirmé Gagnon après avoir signé une médaille de bronze au super-géant de Garmisch-Parkenkirchen, en Allemagne, son premier podium en près de cinq ans et son premier en carrière dans les épreuves de vitesse. Avec cette médaille, je suis davantage en confiance. Peu importe le résultat, je veux skier au maximum de mes possibilités et on verra ce que ça va donner. Parce que c’est le mondial, les filles pourraient prendre plus de risques.»

Si la skieuse de 31 ans se retrouve en terrain connu au championnat mondial, elle a apprivoisé des changements importants cette année. La collaboration avec un nouvel entraîneur ainsi que la venue d’un nouvel équipementier (Head) ont considérablement modifié le portrait. «C’était le temps de changer, a indiqué la fierté de Lac Etchemin. Ça m’a amené une nouvelle perspective. Ce fut de très beaux changements et je suis très contente. Je me suis améliorée plus que jamais cette année. J’ai réalisé de beaux progrès sur le plan technique avec mon nouvel entraîneur.»

«Certains se questionnaient sur ma décision d’opter pour les épreuves de vitesse, mais je n’ai jamais eu de doutes sur mon choix, de poursuivre Gagnon. Je trippe sur la vitesse et c’est pourquoi je continuais même quand les résultats n’étaient pas au rendez-vous après le changement en 2017. Mon podium confirme que j’ai fait le bon choix.»

En prévision du mondial et du combiné alpin, Gagnon a ressorti ses skis de slalom. «Quand j’ai remis mes skis de slalom dans les derniers jours, j’avais la sensation que j’avais les jambes en cire, a-t-elle imagé. J’ai retrouvé de bonnes sensations après quelques manches d’entraînement et je suis confiante d’être assez compétitive au mondial. Ça va être mon seul combiné de la saison. On n’a pas encore décidé si je vais participer au slalom géant.»

Ce changement pour les épreuves de vitesse aurait pu être très compliqué et onéreux cette année. Canada Alpin avait en effet décidé, en mars dernier, de faire une croix sur l’équipe féminine de vitesse. «J’avais un plan B qui était de me joindre à un autre groupe, mais cela aurait coûté très cher, a-t-elle expliqué. Le conseil d’administration a finalement sauvé l’équipe. En raison de mon âge, je pensais être sacrifiée, mais les dirigeants ont eu confiance en moi. Je suis la seule Canadienne cette année, mais le futur est intéressant et c’est encourageant pour les jeunes qui montent. L’an prochain, Valérie [Grenier] sera de retour dans l’équipe de vitesse.»