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Une nouvelle manière de se faire livrer en encourageant nos restos

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Un nouvel outil en ligne permet à des restos de faire affaire avec des services de livraison locaux et de se libérer des frais importants imposés par les gros joueurs américains. Une bonne option pour les clients qui veulent encourager local sur tous les plans! 

Connaissez-vous la compagnie UEAT? Si la réponse est non, c’est parfaitement normal. Leur technologie de commande en ligne intelligente se cache derrière vos restos préférés, sans que vous le sachiez. La nouveauté : un service de livraison intégré aux sites des restaurants participants et lié à des partenaires locaux qui se chargent de la livraison. 

Autrement dit, votre repas pourrait vous être livré par un chauffeur de taxi ou une compagnie de transport. Bref, de petits joueurs près de chez vous.  

« Ce n’est pas un portail comme UberEats, c’est un écosystème qui permet de lier les consommateurs et les restaurateurs, indique Alexandre Martin, CEO et cofondateur de UEAT. Comme on veut protéger les marges de profit des restaurants, on travaille à ce que nos outils les aident. » 

La tarification est un prix fixe ou est déterminée selon la distance, plutôt qu’en fonction de la commande. Selon UEAT, c’est un grand avantage pour les restaurateurs. 

« Encore beaucoup de gens préfèrent aller sur le site du restaurant pour commander. Les habitudes de consommation changent et le premier truc que les restaurateurs doivent changer pour s’adapter, c’est d’offrir la livraison à même leur site web », explique Alexandre Martin.  

Se libérer des géants américains   

Les grandes compagnies de livraison comme Uber Eats, Doordash et SkipTheDishes imposent des frais allant jusqu’à 30% de la commande aux restaurateurs. Un coup dur, particulièrement en pandémie. 

« [Avec une plateforme comme Ueat], le restaurant garde toute son indépendance et est en mesure de gérer son entreprise contrairement aux grands joueurs qui contrôlent tout, laisse savoir François Meunier, vice-président aux affaires publiques et gouvernementales chez Association Restauration Québec. Ils imposent même des programmes de rabais au détriment des restaurateurs. » 

L’outil a complètement changé la donne pour Julie Langlois, propriétaire du resto Sushibox, à Cap-Rouge, dans la grande région de Québec.  

« On est passés de 15% de commandes en ligne à 95% l’année dernière. On a développé un système autour du service en ligne et ça permet une plus grande efficacité au niveau de la prise de commandes et on établit la protection selon notre capacité », indique-t-elle. 

Évidemment, cette nouvelle opportunité demande aux restaurateurs de se mettre au goût du jour. 

« Comme les restos sont obligés de faire des commandes à emporter, il faut les encourager à faire un virage numérique. Ils ne seront plus captifs des grandes plateformes de commandes en ligne », ajoute François Meunier.   

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