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Affaire Camara: appartement saccagé et blessure au visage

Les policiers n’auraient pas été doux avec Mamadi III Fara Camara

Mamadi Camara
Photo Pierre-Paul Poulin Mamadi III Fara Camara et sa conjointe au moment de quitter le palais de justice de Montréal, mercredi soir, après le retrait des accusations à son endroit.

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Les policiers n’auraient pas été tendres avec Mamadi III Fara Camara, lors de son arrestation, et auraient complètement chambardé son logement lors de la fouille, déplorent des membres de sa famille dans une vidéo sur Instagram.

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« Ils ont saccagé sa maison, ils l’ont fouillée de fond en comble. Elle est dans un état pas possible, rapporte Manty Keita, la nièce de Mamadi III Fara Camara. Avec sa femme qui est enceinte de jumeaux, [les policiers] lui ont fait quitter la maison quand [Mamadi] s’est fait arrêter, elle a dû aller chez sa sœur. »

Mercredi soir, Mme Keita et la tante de M. Camara se sont jointes à une discussion en direct avec l’humoriste d’origine haïtienne, Renzel Dashington, sur son compte Instagram. 

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Frappé à la tête

Les deux femmes, qui ont pu prendre des nouvelles de M. Camara, ont révélé qu’il aurait subi de la violence lors de son arrestation à son domicile.

« Il a été blessé au visage quand la police l’a mis par terre [...] Ils ont frappé sa tête [contre] la vitre, ils ont mis [le] pied sur sa tête, tout ça », s’est exclamée sa nièce, sous le regard choqué de l’humoriste. 

Sens dessus dessous

Le couple ne semble pas avoir remis les pieds chez eux depuis l’arrestation, si bien qu’une voisine, qui les connaît depuis deux ans, a pris l’initiative de sortir les déchets qui commençaient à empester.

« [Les policiers] ont laissé l’appartement saccagé. Ils ont tout sorti : des habits par terre, des papiers. Il y a beaucoup de choses à ranger », a-t-elle commenté, préférant garder l’anonymat. 

Vers 18 h jeudi passé, les policiers lui ont demandé, à elle et à d’autres occupants de l’immeuble, d’attendre dans un autobus à l’extérieur pendant qu’ils fouillaient l’appartement du suspect. 

« J’ai demandé pourquoi, mais ils ne voulaient pas me le dire. On est restés jusqu’à 22 h. Mes deux enfants – 3 et 5 ans – ont fait pipi dans leur caleçon parce qu’il faisait froid », soupire-t-elle. 

Quand ses voisins vont revenir, elle souhaite d’ailleurs leur donner un coup de main pour nettoyer.

« Ce n’était pas lui, ça. [Mamadi] est toujours calme. Il se concentre à ses études et son travail », poursuit-elle, en le qualifiant d’homme qui parle peu, mais qui est « toujours souriant ».