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COVID-19: incursion aux soins intensifs de l’Hôpital du Sacré-Cœur à «J.E» ce jeudi

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Des images tournées pour la première fois dans l'unité de soins intensifs d’un hôpital montréalais, durant la deuxième vague de la COVID-19, donnent une idée des conséquences des rassemblements qui ont eu lieu durant les Fêtes.

Tournées récemment, sur une période de six semaines, les scènes captées témoignent également de la fatigue du personnel, a expliqué l’animateur de «J.E», Félix Séguin, en entrevue avec l’Agence QMI. L’émission a eu un accès privilégié à l’unité des soins aigus de l’Hôpital du Sacré-Cœur, où sont soignés les gens les plus affectés par la COVID-19.

C’est le chef médical des soins intensifs du CIUSSS du Nord-de-l’Île-de-Montréal, le Dr Patrick Bellemare, qui a permis cette incursion en ayant lui-même tourné les images. Il faut savoir que n’entre pas qui veut dans les centres hospitaliers. Surtout en ces temps de pandémie.

L’exercice, qui a donné lieu à de longues négociations, selon Félix Séguin, permet de prendre toute la mesure du combat qui est mené quotidiennement depuis près d’un an, par le personnel soignant.

CAPTURE D'ÉCRAN / TVA NOUVELLES / AGENCE QMI

Message puissant pour les complotistes

«Le Dr Bellemare a accepté de porter la caméra et documente comment on soigne les patients atteints de la COVID, a dit Félix Séguin. C’est vraiment un antidote pour les gens qui ont tendance à minimiser les conséquences que la crise a sur le système de santé et sur les patients qui sont atteints. C’est un antidote pour certains complotistes qui nient la virulence de la maladie.»

Le nombre de cas et les hospitalisations sont maintenant à la baisse alors qu’on s’apprête à (re)déconfiner partiellement la Belle Province, mais les gens qui sont transférés aux soins intensifs après avoir contracté la maladie à coronavirus n’en demeurent pas moins très malades, comme en témoigne l’émission de jeudi.

Autre rappel que la crise est grave, beaucoup de personnes infectées qui aboutissent aux soins intensifs finissent par mourir. Notons que le Québec s’approche des 10 000 pertes de vie liées à la COVID-19 en 11 mois. Et que dire de ceux qui conservent des séquelles, dont on ne sait pas si elles seront permanentes?

«Ce qui me renverse chaque fois, c’est de constater la condition des malades, ils sont très malades, a indiqué le journaliste d’enquête. C’est assez confrontant, car on prend la mesure de la gravité et des séquelles qu’entraînent la COVID-19.»

C’est la première fois durant la deuxième vague que le public verra des images d’une unité de soins intensifs. Elles témoignent aussi des craintes du personnel soignant devant cette menace invisible.

CAPTURE D'ÉCRAN / TVA NOUVELLES / AGENCE QMI

«Ce qui m’a frappé en voyant les images du Dr Bellemare, c’est le niveau d’engagement du personnel soignant. Ils ont peur aussi, même s’ils sont en phase d’être tous vaccinés. Ils se battent contre un ennemi qui se propage dans l’air, et ce, dans des installations pas toujours top niveau», a dit Félix Séguin.

Rappelons que les principaux médias du Québec ont réclamé récemment, dans une lettre conjointe, un meilleur accès aux milieux de soins ainsi qu’une plus grande transparence des autorités de la santé.

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