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L’accusée n’a jamais freiné avant l’impact qui a tué son amie

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SALABERRY-DE-VALLEYFIELD | La fille d’un Hells Angel, accusée d’avoir tué sa meilleure amie en conduisant dangereusement et en état d’ébriété, n’aurait jamais appuyé sur les freins avant l’impact fatal.

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C’est la conclusion de la reconstitutionniste de la Sûreté du Québec (SQ), Julie Landry, qui a analysé le module d’enregistrement des coussins gonflables du Nissan Juke de Karell Tanguay. 

« Le système de freinage n’a jamais été actionné pendant les cinq secondes précédant l’événement », a doucement résumé l’experte jeudi, au palais de justice de Salaberry-de-Valleyfield.

Les données recueillies par la policière démontrent aussi que l’accusée de 24 ans roulait à peine au-dessus la limite de 90 km/h avant de causer un face à face.

L’impact survenu le 15 juillet 2018, sur la route 132, à Saint-Stanislas-de-Kostka, en Montérégie, a coûté la vie à Olivia Drozdoski Richardson.

La femme de 22 ans était passagère du VUS conduit par la fille du vétéran motard Yvon Tanguay. La collision a aussi causé de graves blessures au couple qui prenait place dans l’autre véhicule impliqué.

Karell Tanguay subit actuellement son procès pour conduite dangereuse, conduite avec les facultés affaiblies et conduite avec plus de 80 mg d’alcool, toutes ayant causé la mort et des lésions. 

Lors de son témoignage devant le juge Richard Marleau jeudi, l’agente Landry a mentionné qu’une « manœuvre de virage brusque vers la droite » a été effectuée, une demi-seconde avant le déploiement des coussins gonflables. 

« Pas le Saint-Esprit »

En contre-interrogatoire, Me Michel Vleminckx, de la défense, a tenté de faire dire à la policière qu’il s’agissait d’une « réaction » de sa cliente, face à ce qu’elle voyait devant elle. La Couronne, représentée par Me Patrick Cardinal, s’est opposée, arguant que seule la conductrice pourrait éclairer le tribunal à ce sujet.

« C’est sûr que ce n’est pas l’intervention du Saint-Esprit, le coup de volant. Mais pourquoi et comment il a été donné, c’est Mme [Tanguay] qui peut le dire », a tranché le magistrat.

Quant à l’inspection mécanique du véhicule de l’accusée, elle a révélé que les pneus du VUS étaient « finis, finis, finis ». 

« Moi, je n’aurais jamais posé ça sur le véhicule d’un client. Des pneus d’hiver auraient été plus sécuritaires », a affirmé le mécanicien Kenneth Brunette.

C’est d’ailleurs l’une des seules choses que l’expert a pu vérifier, puisque le Nissan Juke était « tout démoli » par la collision. 

« C’est l’un des pires que j’ai vu depuis longtemps et je fais du remorquage pour la SQ depuis 30 ans », a-t-il illustré.

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