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Les barrages routiers jugés non nécessaires

Le couvre-feu serait plus efficace, estiment les maires

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Les maires de villes qui passeront au palier orange lundi ne sont pas chauds à l’idée de revoir des barrages routiers pour limiter la propagation de la Covid-19 dans leurs secteurs plus épargnés par le virus.

Selon les élus interrogés par Le Journal au Bas-Saint-Laurent, à Tadoussac et à Saguenay, les barrages routiers entre régions ne sont pas nécessaires, du moins «pour le moment».

Certains croient même qu’ils pourraient créer un «faux sentiment de protection». «On a l’impression que ça aurait un effet cosmétique plus qu’autre chose», affirme Michel Lagacé, préfet de la MRC de Rivière-du-Loup et président de la Table régionale des élus municipaux du Bas-Saint-Laurent.

M. Lagacé dit être persuadé que ceux qui voyageront dans la région du Bas-Saint-Laurent le feront en respectant les règles sanitaires, comme ce fut le cas l’été dernier, dit-il. «Nous avons eu une augmentation des cas [après l’été], mais ce n’était pas à cause des touristes, plutôt des rassemblements. J’ai besoin de voir pour être convaincu, et l’été passé, j’ai été convaincu», indique-t-il.

Selon lui, les consignes strictes en hébergement et en restauration suffiront à limiter la propagation.

«Beaucoup plus efficace»

À Rimouski, on se réjouit du fait que la mesure du couvre-feu a été reconduite, même en zone orange. «Ça va permettre aux restaurateurs de servir leurs clients, et le bénéfice, c’est que ça empêche les rencontres informelles entre amis. C’est ça le maillon faible», dit le maire, Marc Parent.

Le maire d’Alma, Marc Asselin, partage son opinion, affirmant que le couvre-feu est «beaucoup plus efficace» qu’un barrage routier.

À Saguenay, la mairesse indique qu’elle collaborera si les autorités sanitaires jugent bon d’instaurer des barrages. «Mais, en ce moment, notre corps policier a un rôle très important auprès de la population. Il ne manque pas d’ouvrage», mentionne Josée Néron.

Le maire de Tadoussac affirme quant à lui que la situation demeure «fragile». «Il y en a, lorsqu’ils arrivent dans une zone moins touchée, c’est comme s’ils étaient sur une autre planète [...] On ne se gênera pas pour leur dire qu’ils sont en infraction», mentionne Charles Breton.

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