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Coupable d’avoir aidé à brûler des tours cellulaires

FD-SUSPECTS-MASCOUCHE
Photo d'archives, Agence QMI Jessica Kallas à sa sortie du quartier général de la Sûreté du Québec à Mascouche au mois de mai dernier.

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Une mannequin qui avait été entraînée dans les délires complotistes anti-5G de son petit ami au point de l’aider à incendier des tours cellulaires sur la Rive-Nord de Montréal s’en est sortie sans casier judiciaire, afin qu’elle puisse avoir des contrats à l’étranger.

« Elle était souvent chez lui, dans un environnement toxique imprégné de méfiance envers la technologie 5G », a expliqué l’avocat de l’aide juridique, Ludovick Whear-Charette, alors que sa cliente Jessica Kallas plaidait coupable de méfait, vendredi au palais de justice de Saint-Jérôme.

Kallas, une mannequin lavalloise de 25 ans, avait été arrêtée avec son copain Justin-Philippe Pauley en mai dernier, à la suite d’une vague d’incendies de tours cellulaires, au même moment où des théories farfelues sur les liens entre la COVID-19 et la technologie 5G commençaient à se frayer un chemin sur internet. 

Lors des feux, des caméras de surveillance avaient permis de capter une voiture Volkswagen blanche, qui s’était avérée être celle de Pauley. Le couple circulait dans cette auto lorsqu’il a été arrêté par la Sûreté du Québec.

Désir de plaire

Pauley, qui était convaincu que sa vie dépendait de la destruction de ces tours, a été déclaré non criminellement responsable pour cause de troubles mentaux. 

Kallas, de son côté, a plaidé coupable, car elle l’a aidé à trouver deux tours, en plus de l’accompagner dans ses crimes.

« Ce qui ressort d’une expertise, c’est sa naïveté, son estime de soi qui était affectée, mais surtout son désir de plaire. »

Coupable de méfait, Kallas s’en est toutefois sortie avec une absolution conditionnelle à 150 heures de travaux communautaires, ainsi qu’une probation de deux ans. C’est qu’en raison de ses ambitions de mannequinat, elle pourrait être appelée à voyager à l’étranger.

Carrière sur pause

« Elle a déjà eu des offres de contrat par le passé, mais sa carrière a été mise sur pause pendant les procédures, puisqu’elle ne pouvait plus utiliser les réseaux sociaux », a dit son avocat.

La procureure de la Couronne, Me Caroline Buist, ne s’est pas opposée à cette suggestion, qualifiant le crime « d’erreur de parcours », si bien que Kallas n’aura pas de casier judiciaire. 

– Avec Christian Plouffe


♦ Jessica Kallas a depuis quitté Justin-Philippe Pauley, qui est pour sa part toujours détenu en institut psychiatrique.