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«Il n’a rien à se reprocher», admet le chef de police

Le SPVM a fait ses excuses publiques à Mamadi III Fara Camara, qui est disculpé

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Chose promise, chose due, le directeur de la police de Montréal a offert ses excuses publiques à Mamadi III Fara Camara, le disculpant du même coup d’avoir commis un quelconque crime dans l’affaire du policier sauvagement agressé. 

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« Je veux que les Montréalaises et les Mont-réalais sachent qu’il n’a rien à se reprocher », a soutenu Sylvain Caron, directeur du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) lors d’un point de presse vendredi soir.  

Presque au même moment se terminait une manifestation où des citoyens en colère demandaient des réponses de la part du SPVM. M. Caron n’a toutefois pas répondu aux questions des journalistes.

Le directeur du Service de police de la Ville de Montréal a offert ses excuses publiques hier à Mamadi III Fara Camara, le disculpant totalement.
Photo Agence QMI, Mario Beauregard
Le directeur du Service de police de la Ville de Montréal a offert ses excuses publiques hier à Mamadi III Fara Camara, le disculpant totalement.

S’il était « trop tôt » jeudi pour disculper M. Camara, des résultats d’expertises de laboratoire reçus vendredi sont venus confirmer son innocence « sur des bases objectives », a expliqué le directeur de la police.

« J’ai pris entente avec M. Camara pour une rencontre dans les prochains jours, afin de lui offrir nos excuses les plus sincères, à sa famille et à lui, pour tous les inconvénients liés aux malheureux événements des derniers jours », a-t-il affirmé.

« Extrêmement soulagé »

Le Directeur des poursuites criminelles et pénales a confirmé que le dossier de l’homme de 31 ans, qui a passé six jours en détention, était « définitivement terminé ».

« M. Camara est extrêmement soulagé [des excuses]. Nous le sommes tous également au cabinet. Il y a toutefois d’autres étapes qui doivent être franchies, le SPVM devra répondre à plusieurs questions », a indiqué son avocat, Me Cédric Materne. 

La traque pour trouver le suspect et l’arme dérobée du policier se poursuit et l’enquête est « toujours active », a confirmé M. Caron. 

Une Hyundai Elantra rouge, qui aurait été utilisée par l’auteur présumé de la violente agression survenue le 28 janvier, a été localisée jeudi matin, sur la rue Jean-Brillon, dans l’arrondissement de LaSalle. Il s’agirait d’un véhicule volé.

Le véhicule qui aurait été utilisé par l’auteur présumé de l’agression sauvage contre un policier.
Photos Agence QMI, Maxime Deland
Le véhicule qui aurait été utilisé par l’auteur présumé de l’agression sauvage contre un policier.

Les policiers ont érigé un poste de commandement mobile dans le secteur, dans l’espoir que des gens du public viennent leur donner des indices. 

Des expertises seront menées sur le véhicule afin d’y trouver un élément de preuve pour remonter jusqu’au suspect.

Avant le mea culpa du chef du SPVM, le président de la Fraternité des policiers de Montréal a vivement dénoncé « l’ingérence politique » dont aurait fait preuve la mairesse Valérie Plante, où elle avait suggéré que la couleur de sa peau « pourrait » avoir nui à M. Camara.

Dans une lettre, Yves Francoeur lui a reproché d’avoir évoqué la possibilité qu’il y ait eu du profilage racial dans l’enquête.

« Il était surréel de vous entendre réclamer une enquête neutre tout en énonçant vos propres conclusions », a-t-il aussi écrit.