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Une seule tache au dossier du policier agressé

Sanjay Vig
Photo tirée de Facebook Le policier agressé, Sanjay Vig

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Policier d’expérience, respecté par ses collègues, Sanjay Vig a une seule tache à son dossier. Il s’agit d’une suspension de deux jours sans solde à cause d’une arrestation bâclée, effectuée à proximité d’où il a été agressé la semaine dernière.

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L’affaire remonte à 2012, lorsque l’agent du SPVM intercepte une voiture avec une plaque de l’Alberta pour une infraction mineure dans le rond-point du boulevard de l’Acadie qui passe au-dessus de l’autoroute 40.

Il s’agit de son secteur habituel de patrouille depuis plusieurs années. 

Le 28 janvier dernier, le policier Vig se trouvait donc à une centaine de mètres à l’est de ce rond-point, sur le boulevard Crémazie, quand il a été assailli par-derrière. 

En 2012, l’agent Vig intercepte un automobiliste qui venait de l’extérieur du Québec. 

Il pouvait donc lui demander le paiement de l’amende sur-le-champ. C’est ce qu’il a fait, mais il a omis une étape importante, selon le compte rendu du Comité de déontologie policière, celle de lui remettre d’abord son constat.

Bonne réputation

L’interpellation avait mal commencé parce que le conducteur était furieux. Il a nargué le policier en lui disant qu’il n’avait pas l’intention de payer sa contravention à son retour en Alberta. Le ton a monté. L’agent a décidé de l’arrêter et l’homme a été plaqué au sol, menotté et conduit au poste.

Mais puisqu’il avait omis de remettre un constat, l’arrestation était inappropriée. 

Le Comité de déontologie policière a jugé que le policier avait mal agi et qu’il avait fait preuve d’une « grave inconduite ». Dans une décision rendue en 2018, on lui a imposé deux jours de suspension sans solde.

Solide gaillard, le policier Vig compte une vingtaine d’années d’expérience au SPVM, dont une grande partie comme patrouilleur à la circulation. 

Selon nos informations, il a une bonne réputation auprès de ses collègues. On le considère comme un agent consciencieux et droit.

– Avec Maxime Deland, Agence QMI