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Adoptons le français comme seule langue autorisée dans les conseils de ville!

Adoptons le français comme seule langue autorisée dans les conseils de ville!

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En 2015, en séance du conseil de ville de Longueuil, le chef de l’opposition officielle et conseiller de l’arrondissement de Greenfield Park, Robert Myles, déclenche une polémique. Au prétexte de vouloir rendre accessible ses interventions à ses concitoyens anglophones – qui pour l’immense majorité comprend le français – le député a décidé de traduire systématiquement toute parole qu’il émet au conseil.  

La mairesse de l’époque, Caroline St-Hilaire, s’est insurgée contre cette provocation à l’encontre du statut français de la ville de Longueuil et une mobilisation citoyenne est venue la soutenir dans son combat. 

Après quelques tentatives pour rappeler à l’ordre l’élu récalcitrant, les députés de Longueuil ont dû se rendre à l’évidence que les lois en vigueur ne leur permettaient pas de les aider et que le gouvernement du Québec, libéral à l’époque, ne comptait pas les soutenir. 

La loi 101, symbole fort de la Révolution tranquille, n’était pas en mesure de protéger le français langue commune. Alors que s’est-il passé? L’homme a tout simplement continué sa démarche, sans se fatiguer. 

Interventions toujours bilingues

En date de la séance du conseil du 14 décembre 2020, Robert Myles continuait de traduire l’entièreté de son propos en anglais – même les vœux de bonne année. 

La réaction des élus a de quoi rendre pessimiste. Après l’intervention du député de Greenfield Park dans la même réunion du conseil citée, aucun ne relève l’absurdité de la situation et ne demande à l’élu de recommencer à prononcer des interventions seulement en français. Ils continuent de discuter, en français uniquement, comme si de rien n’était. On respecte l’anglo du coin, histoire de ne pas redéclencher une tempête médiatique et de maintenir la paix. 

C’est là une vision bien naïve de la bonne entente. Car on n’abdique pas devant une injustice sans conséquence. Le propre d’un revendicateur est de toujours en demander plus et de faire dans la surenchère constante. 

À mesure que le français reculera à Longueuil, on peut s’attendre à ce que les effectifs « bilingual » militent pour des revendications encore bien plus importantes que le simple droit de traduire tout discours au conseil. 

Le militantisme de Robert Myles contre le fait français pave la voie à l’assujettissement progressif du Québec à son assimilation linguistique. Ce qui se passe n’a rien de banal, et les conséquences d’un avachissement institutionnalisé sont funestes pour l’avenir collectif. 

Une nouvelle loi 101

François Legault veut bientôt nous proposer une nouvelle loi 101, en promettant qu’elle ne sera pas décevante. Si le premier ministre souhaite vraiment apporter une amélioration structurelle pour la langue française, il pourrait inclure l’imposition du français comme seule langue autorisée dans les conseils de ville. Son gouvernement freinerait ainsi les revendications insensées de militants antinationalistes qui passent leur temps à narguer notre exception culturelle. 

Philippe Lorange
Étudiant en Science politique et philosophie
à l’Université de Montréal

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