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Les Foo Fighters ne bouderont jamais leurs grands succès en concert

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Photo AFP

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Bouder un grand succès en concert n’a jamais été une option pour les Foo Fighters. Si Led Zeppelin s’est vite lassé de jouer Stairway to Heaven et que Radiohead a longtemps ignoré Creep, vous pouvez être certain que jamais un spectacle de la bande de Dave Grohl ne sera complet sans que résonne Everlong.

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Ce n’est pas la seule. Times Like These, Best of You, These Days, Learn To Fly, My Hero: toutes ces chansons qui ont cimenté la place que le groupe occupe dans le cœur de millions d’amateurs de rock sont toujours au rendez-vous.

Même Big Me, qui avait été mise hors service pour des raisons de sécurité (les fans lançaient des sachets de Mentos aux musiciens pour faire un clin d’œil au vidéoclip satirique de la chanson), a été rappelé au front au cours des dernières années.

Parole du guitariste Pat Smear, qui a jasé avec Le Journal en marge de la sortie de Medicine at Midnight, le nouvel album des Foo Fighters, ce n’est pas sur le point de changer.

«Il n’y a rien comme jouer tes chansons les plus populaires devant une foule. C’est le meilleur sentiment qu’on peut éprouver. Des artistes n’aiment pas jouer leurs succès. Nous, c’est exactement le contraire. Rien n’est plus amusant que de jouer les chansons que les gens aiment déjà.»

Des choses bizarres

Quand la vie aura repris son cours normal et que le groupe pourra enfin entreprendre la tournée mondiale qu’il souhaitait mettre en branle en 2020, on saura quelles chansons de Medicine at Midnight deviendront des incontournables sur scène.

Déjà, le premier extrait, Shame Shame, a été interprété à l’occasion de presque toutes les performances virtuelles du groupe depuis l’automne. Plus pop, mais pas moins festives, Cloudspotter et la pièce-titre ont le potentiel de séduire les masses, tout comme le rock ravageur, plus près de l’ADN du groupe, de No Son Of Mine.

La direction musicale différente de Medicine at Midnight, de style « party du samedi soir » pour reprendre les mots de Dave Grohl, est le fruit de séances d’enregistrement tout aussi inhabituelles que le groupe a tenues dans un vieux manoir californien.

Pat Smear raconte.

«Pour la première fois, nous n’avions rien de préparé. Normalement, tout est si bien répété qu’on pourrait aller jouer les chansons directement en concert. Au départ, on faisait des chansons rock dans le style des Foo Fighters. Puis, ça s’est mis à devenir bizarre, et je me suis dit pourquoi pas. Mais je n’ai pas vraiment réalisé que c’était un album de party avant le mixage», confie le guitariste.

Une soirée mémorable à Québec

Impossible d’avoir un Foo Fighter à l’autre bout du fil sans lui parler du fameux concert écourté à quatre chansons par un orage, sur les plaines d’Abraham, au Festival d’été de Québec, en 2015.

Comme les dizaines de milliers de spectateurs trempés jusqu’aux os qui y ont assisté, Pat Smear et les membres du groupe gardent un souvenir impérissable de cette soirée qui compte depuis parmi les spectacles les plus marquants de l’histoire du FEQ.

«C’était fou. Un de nos plus mémorables. J’ai de bons amis à Québec, on avait passé deux belles journées sur place et... je n’oublierai jamais ce show», lance-t-il en éclatant de rire.


► Medicine at Midnight est sur le marché depuis vendredi. Les Foo Fighters sont l’une des trois têtes d’affiche du festival Osheaga, qui se tiendra du 29 juillet au 1er août, si la situation sanitaire le permet.