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Sexualité des enfants: comment s’y retrouver?

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Plusieurs parents se questionnent quant au développement sexuel de leurs enfants. De façon toute naturelle, les inquiétudes remontent lorsque les réponses plongent dans des zones d’interprétation ambiguës plutôt que d’apporter un éclairage sur la situation. Car il faut le reconnaître, parfois, la ligne est mince entre un comportement sain et en phase avec l’âge de l’enfant et celui qui ne l’est pas tout à fait. La question en lien avec les touchers intimes revient notamment assez fréquemment. Comment s’y retrouver ?

Naturel ou problématique

Pour commencer, la sexualité des enfants ne correspond en rien à la sexualité adulte. Dès leur naissance, les enfants vivent un développement psychosexuel bien à eux. Les explorations et les jeux s’inscrivent d’emblée comme faisant partie de leur façon de découvrir le monde dans lequel ils vivent. Et avec le temps, tout cela évolue. Il en va de même en regard de la sexualité. Certains comportements sont tout à fait appropriés à un âge donné, mais peuvent devenir inquiétants, voire problématiques à d’autres moments.  

Un enfant qui se développe sainement d’un point de vue psychosexuel, ne cherchera pas à reproduire des comportements sexuels adultes, car pour lui ces comportements ne sont pas érotisés. Le parent ou tuteur devrait pouvoir tenter de comprendre ce qui se passe dans le cas de manifestations de comportements sexualisés problématiques. Comme le mentionnent bien les écrits recensés à ce sujet par la Fondation Marie-Vincent : « Les comportements sexuels sains chez les tout-petits sont motivés par : la curiosité, l’exploration, la recherche de plaisir sensoriel. » Toujours selon la Fondation Marie-Vincent : « Selon son vécu, un enfant peut apprendre à traduire ses angoisses, sa honte, sa culpabilité, ses peurs et ses traumatismes à travers sa sexualité et ainsi présenter des comportements sexuels inquiétants ou problématiques. » 

Les comportements de découvertes liés à la stimulation génitale chez les jeunes enfants, qui se nomment autostimulation (à distinguer de la masturbation, qui elle réfère à l’érotisation) s’inscrivent donc dans un processus développement sain. En l’absence de problèmes développementaux, l’autostimulation devrait être circonscrite (lieu et moment) et non proscrite. 

Quand s’inquiéter ? 

  • Lorsque l’autostimulation devient l’unique moyen pour faire baisser le stress ou pour gérer des anxiétés ; 
  • Lorsque le comportement, malgré le fait qu’il ait été recadré, se poursuit ; 
  • Lorsque l’autostimulation prend une telle place dans la vie de l’enfant qu’il en vient à délaisser ses autres activités ; 
  • Lorsque la fréquence excessive provoque des blessures sur ses organes génitaux ; 
  • Lorsque l’enfant implique ou tente d’impliquer d’autres enfants dans ses jeux d’autostimulation.  

Que faire en cas d’inquiétude

Chaque situation qui vous préoccupe mérite attention. En cas de besoin, il ne faut pas hésiter à aller chercher de l’aide auprès de professionnels qualifiés. 

Si vous êtes témoin de gestes ou de comportements inadéquats de la part d’un enfant, avez reçu des confidences d’agressions sexuelles, avez des soupçons quant à l’intégrité physique, émotive ou sexuelle d’un enfant mineur, vous avez l’obligation de le signaler à la DPJ. 

Pour poursuivre la réflexion :