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Policier agressé: la traque se poursuit pour trouver le bon assaillant

L’auteur d’une tentative de meurtre sur un agent est toujours en fuite

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L’auteur d’une violente agression armée contre un policier de Montréal, survenue il y a plus d’une semaine, était toujours en liberté samedi après de multiples rebondissements depuis des jours dans cette affaire.

La voiture volée découverte dans l’arrondissement de LaSalle, qui aurait servi à l’assaillant, était toujours au centre des analyses du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

L’enquête se poursuit, indique simplement le corps de police, afin de remonter jusqu’au véritable suspect qui aurait désarmé et tenté de tuer un policier dans la soirée du 28 janvier, sur le boulevard Crémazie Ouest, dans le quartier Parc-Extension à Montréal.

Mauvais suspect

Mamadi III Fara Camara, 31 ans, a passé six jours en prison à cause d’une erreur sur la personne. 

Après avoir été libéré mercredi, il a été officiellement disculpé de toutes accusations, dont tentative de meurtre, deux jours plus tard. 

Les résultats de tests d’ADN ont « objectivement démontré » qu’il était innocent. Le chef du SPVM, Sylvain Caron, lui a donc offert ses excuses alors qu’il avait refusé de le faire la veille.

« M. Caron aurait peut-être pu faire des excuses [plus tôt], mais en même temps, il y avait une enquête qui se poursuivait, alors on peut comprendre [son hésitation], a commenté à LCN Alain Babineau, conseiller au Centre de recherche-action sur les relations raciales et ancien policier à la Gendarmerie royale du Canada. Ce qui compte, c’est qu’il a fait des excuses et qu’il va en faire en personne à M. Camara. » 

La bonne chose à faire

Une chose est certaine, s’excuser était la bonne chose à faire selon M. Babineau.

« Pour la communauté, c’était très important que le chef [du SPVM] reconnaisse tout ce que M. Camara a enduré [...] pour essayer de montrer une transparence et de rebâtir des ponts », a-t-il ajouté. 

La mairesse Valérie Plante avait évoqué plus tôt cette semaine un possible cas de profilage racial en plus de demander une enquête indépendante, ce qui a grandement déplu à la Fraternité des policiers et policières de Montréal. 

– Avec la collaboration de l’Agence QMI