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Réinventer son emploi: double vie grâce à la pandémie

Une existence d’entrepreneure et de salariée à la fois

Quebec
Photo Stevens LeBlanc Sarah-Anne Maranda gère son entreprise de livraison de repas, baptisée Tuktuk, depuis les bureaux qu’elle occupe pour son autre boulot, chez Sushibox, à Québec.

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Sarah-Anne Maranda a ajouté une corde à son arc pendant la pandémie. La gestionnaire de restaurant est devenue une femme d’affaires en voyant son entreprise de livraison prendre son envol. 

La jeune femme de 28 ans avait lancé Tuktuk en décembre 2019 avec un seul livreur, son petit frère de 26 ans, Jean-Simon. Sushibox, le restaurant où elle travaillait et travaille toujours, était son premier client. 

Aujourd’hui, elle emploie 25 livreurs et quelques répartiteurs. Elle fait affaire avec plus d’une dizaine de restaurants de Québec et des environs : Lebourgneuf, Charny, Sainte-Foy, Cap-Rouge, Sillery, etc.

Le boum des livraisons

« Mon offre est bonne. On se serait fait connaître éventuellement, avec le temps. Mais c’est sûr que la COVID a fait exploser la livraison », explique la femme d’affaires. 

Le prix par livraison est de 6 $ pour le restaurant et de 4,88 $ pour le client, peu importe la grosseur de la commande. 

Tous les restaurants pour lesquels Tuktuk assure la livraison – Colibri, Cochon Dingue, Le Subtil, entre autres – lui sont pour l’instant suggérés par UEAT, une jeune pousse de Québec qui offre, entre autres, une plateforme de commande en ligne aux restaurateurs. 

Le défi de la coordination

Le plus gros défi de Sarah-Anne ? Tout coordonner ! « Les restaurants n’ont pas tous le même temps de préparation, ça peut devenir compliqué ! » lance-t-elle. 

S’il y a un problème, c’est son frère que les clients-restaurateurs appellent. 

« Il travaille très fort, il fait de tout, c’est une personne-ressource pour Tuktuk », raconte l’entrepreneure. 

Son entreprise lui permettrait de très bien vivre, mais Sarah-Anne Maranda a décidé de rester à l’emploi du restaurant Sushibox comme gestionnaire. Pour combien de temps encore ? « Je combine les deux et ça se fait très bien », assure-t-elle. 

Avec presque 30 employés, les temps libres ne sont pas légion. 

« C’est plus tranquille pour les restos en janvier, donc j’en profite un peu », rigole-t-elle.