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[EN IMAGES] Cinq choses à savoir sur la vie du Lévisien Robert L’Herbier

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La Société d’Histoire de Lévis souhaite commémorer un véritable artisan de la culture populaire québécoise en soulignant le 100e anniversaire de naissance de Robert L’Herbier (1921-2008). Voici donc une courte rétrospective de sa vie et de sa carrière.

1) Sa jeunesse  

Robert Samson à Lévis à 6 ans
Photo collection Benoît L’Herbier
Robert Samson à Lévis à 6 ans

Né Robert Samson le 5 février 1921 dans l’ancienne municipalité de Saint-Antoine-de-Bienville (1863-1924), il vit sa jeunesse dans la demeure familiale située au bas de la rue Fraser. Il fait l’apprentissage de la musique auprès de l’abbé Alphonse Tardif lors de son passage au Collège de Lévis de 1935 à 1939. Il apprend également le chant auprès de la cantatrice française Isa Jeynevald, installée à Québec. Ce n’est qu’au début de sa carrière professionnelle qu’il emprunte son nom d’artiste «Robert L’Herbier», inspiré du cinéaste français Marcel L’Herbier.  

2) Ses débuts à la radio et sur scène  

Robert Samson à 19 ans
Photo collection Benoît L’Herbier
Robert Samson à 19 ans

C’est d’abord à Québec en 1939, puis l'année suivante en 1940 à Sherbrooke que Robert L’Herbier décroche ses premiers contrats à la radio comme annonceur, chanteur et animateur dans les stations CHRC et CHLT. Mais c’est en 1942 que sa carrière prend véritablement son envol en joignant l’équipe de l’émission Les joyeux troubadours produite par la Société Radio-Canada. C’est au sein de l’équipe qu’il rencontre Rolande Désormeaux, sa première épouse. Le couple se produit plusieurs fois sur scène lors de revues musicales. Ils se marient en 1945 et auront deux fils: Benoît et François.  

3) Les disques  

Photo collection Emmanuelle L’Herbier

C’est après avoir entamé sa carrière radiophonique que Robert L’Herbier enregistre ses premiers succès sur disques. Les chansons Ton p’tit kaki et Sur les ailes de France paraîtront en 1942. Il commence aussi à enregistrer ses compositions. Son plus grand succès sur disque est la chanson Heureux comme un roi, vendue à 35 000 exemplaires. Il est d’ailleurs le premier artiste québécois à être entendu sur un 45 tours en 1949.

4) L’homme de télévision  

Photo collection Emmanuelle L’Herbier

Robert L’Herbier poursuit sa carrière à la télévision publique dans les années 1950, d’abord dans Showtime à CBC Toronto en 1953, et puis à Radio-Canada aux côtés de son épouse dans Rolande et Robert en 1954. Elle décède malheureusement d’un cancer une dizaine d’années plus tard à l’âge de 36 ans. Robert se mariera une deuxième fois en 1969, prenant comme nouvelle épouse Mme Gabrielle Roy. Ils auront ensemble une fille, Emmanuelle. 

5) L’homme derrière l’écran  

Gabrielle Roy et Robert L’Herbier
Photo collection Emmanuelle L’Herbier
Gabrielle Roy et Robert L’Herbier

C’est dans les années 1960 que Robert L’Herbier poursuit sa carrière au sein de la nouvelle station de télévision CFTM-TV (Canal 10) de Télé-Métropole. Il travaille d’abord à la programmation de la nouvelle chaîne de télévision. Il aide les Gilles Latulippe et autres artistes burlesques à intégrer différentes émissions de variétés. Il va être également à la programmation d’émissions telles Jeunesse d’aujourd’hui. Il va gravir les échelons au sein de l’organisation pour terminer sa carrière en 1985 comme membre du conseil d’administration de Télé-Métropole, vice-président à la programmation et directeur de JPL Production. Il vit une retraite active en accumulant certains contrats de consultant. Il décède le 1er janvier 2008 à Laval.

La Société d’histoire de Lévis remercie Mme Emmanuelle L’Herbier, fille de Robert L’Herbier et de Gabrielle Roy, pour sa précieuse collaboration.

– Un texte de Vincent Giguère-de Carufel, Société d’Histoire de Lévis, accompagné de Vincent Couture à la recherche   

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