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La police resserre la surveillance sur les routes

Le Journal a accompagné des agents lors de barrages afin de faire respecter le couvre-feu près de Montréal

GEN - BARRAGE ROUTIER, COUVRE-FEU
Photo Martin Alarie Tous les véhicules qui ont passé les barrages policiers à Châteauguay ont été systématiquement contrôlés, même les autobus.

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Alors que certaines régions du Québec commenceront à se déconfiner lundi, les autorités redoublent d’efforts dans les zones rouges pour rappeler que le couvre-feu et la vigilance demeureront sur leur territoire.

Le Journal a suivi deux services de police après le couvre-feu qui tenaient des barrages routiers cette fin de semaine sur leur territoire.

Vendredi soir, trois agents, postés sur le chemin de la Haute-Rivière en sortant de l’autoroute 30 à Châteauguay, contrôlaient tous les véhicules qui passaient par là.

Aucun moyen de faire demi-tour pour échapper au barrage, même les autobus et les camions avaient besoin de montrer patte blanche pour continuer leur chemin.

Des dizaines de véhicules

De 21 h à 22 h, une quarantaine de véhicules se sont faufilés entre les cônes des policiers.

« On fait des barrages routiers pour soutenir l’effort collectif et pour montrer à la population qu’on est là, pour qu’il n’y ait pas de relâchement au niveau des consignes », a expliqué Jenny Lavigne, porte-parole de la police de Châteauguay, en Montérégie.

Finalement, 58 véhicules ont été contrôlés, dont quatre qui ont reçu un constat d’infraction de plus de 1500 $ pour non-respect du couvre-feu, qui commence à 20 h.

Sur la Rive-Nord, samedi la Régie intermunicipale de police Thérèse-De Blainville tenait aussi des barrages sur son territoire, dès 20 h 30.

Samedi soir, en moins d’une heure, les cinq policiers de la Régie postés à l’intersection des boulevards de Gaulle et Montbéliard, à Lorraine, ont contrôlé une cinquantaine de voitures minutieusement, vérifiant chaque attestation, permis de conduire et plaque d’immatriculation.

À Lorraine, une file de voitures s’entassait devant le barrage policier.
Photo Martin Alarie
À Lorraine, une file de voitures s’entassait devant le barrage policier.

La veille, ils avaient effectué 97 contrôles de véhicules et aucun constat n’avait été remis, précise le porte-parole Martin Charron.

Tolérance zéro

Malgré les excuses parfois loufoques, les policiers n’entendent pas relâcher la pression 

« On ne fait pas de prévention, si la personne n’a pas de raison valable d’être dehors, on lui remet un constat », explique l’agente Lavigne.

La plupart des citoyens avaient déjà en main leur attestation, qu’ils ont présentée aux policiers de Châteauguay.
Photo Martin Alarie
La plupart des citoyens avaient déjà en main leur attestation, qu’ils ont présentée aux policiers de Châteauguay.

Même son de cloche du côté de la Régie, qui applique la « tolérance zéro » pour le respect du couvre-feu, soutient M. Charron.

En un mois, 47 constats ont été remis sur le territoire de Thérèse-De Blainville pour non-respect du couvre-feu, et 55 du côté de Châteauguay. 

Des excuses pas possibles  

Le Journal a recensé quelques excuses loufoques offertes par des récalcitrants pour s’expliquer aux policiers ce week-end et au cours des derniers jours.

À Montréal, un automobiliste intercepté par un agent a tenté d’éviter une contravention en racontant qu’il revenait du match du Canadien. Le hic, c’est que les rencontres à domicile du Tricolore se déroulent... sans spectateurs. Le patrouilleur ne l’a pas cru.

Dans Lanaudière, des policiers ont arrêté un couple sur l’autoroute vers 2 h du matin en début de semaine. L’excuse des conjoints ? Ils allaient chercher leur chien chez un ami pour le promener. 

À Châteauguay, vendredi soir, des policiers ont remis un constat d’infraction à un homme qui rentrait chez lui avec un Uber après être allé souper chez sa sœur. Il pensait avoir le droit d’être dehors en utilisant les services d’un transport.

Un homme visiblement déjà éméché dans les Laurentides aurait parcouru une vingtaine de kilomètres à la recherche d’une station-service ouverte pour acheter de la bière la fin de semaine dernière. En plus d’avoir complètement oublié que l’alcool n’est plus vendu après 20 h, l’individu se retrouve avec des accusations de conduite avec les capacités affaiblies. 

Agent agressé à Montréal  

Une intervention de routine en raison d’un attroupement dans un appartement de l’arrondissement de LaSalle à Montréal a envoyé un policier à l’hôpital samedi soir. 

Selon les autorités, les agents répondaient à un appel pour un rassemblement illégal sur la rue Saint-Jacques un peu après 19 h. 

Cependant, les esprits se seraient envenimés et un policier aurait reçu un coup de poing au visage. 

Bien que les blessures étaient mineures, il a été conduit à l’hôpital pour être traité. En plus de recevoir un constat, l’individu a été arrêté pour voies de fait sur un agent de la paix.  

Des milliers de constats en un mois   

  • Première fin de semaine du couvre-feu (samedi 9 et dimanche 10 janvier) : 740 constats (pour non-respect du couvre-feu) 
  • Entre le 11 et le 17 janvier : 1429 constats 
  • Entre le 18 et le 24 janvier : 1090 constats  
  • Entre le 25 et le 31 janvier : 1084 constats  
  • Total du samedi du 9 janvier au 31 janvier : 4343 constats à au moins 1500 $ chaque : soit plus de 6 514 500 $   

Source : ministère de la Sécurité publique du Québec

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