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Négociations dans la santé: une offre «gênante et inappropriée», dénonce la CSQ

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La Fédération de la Santé du Québec (FSQ-CSQ) et la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) ont rejeté la plus récente offre globale du gouvernement parce qu'elle ne permettra pas d'améliorer les conditions de travail de leurs membres.

La FSQ-CSQ, qui représente quelque 5000 infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes, avait reçu une offre gouvernementale le 21 janvier en vue du renouvellement des conventions collectives de ses membres.

Or, cette offre, en promettant la création de postes permanents et l'ajout de primes, ne règle aucunement la question des conditions de travail, jugent les syndicats.

«Nos conditions de travail nous rendent malades, et plutôt que d'essayer de corriger la situation, on nous promet des primes si on accepte de continuer à endurer l'insupportable», a dénoncé la présidente de la FSQ-CSQ, Claire Montour, en faisant le point, dimanche, sur le rejet de l'offre qui avait été annoncé samedi.

«C'est bien beau d'annoncer la création de postes à temps complet, mais aussi longtemps que l'on n'améliorera pas les conditions de travail, il n'y aura personne pour occuper ces postes», a-t-elle ajouté.

Qualifiant l'offre de «gênante et inappropriée», la présidente de la CSQ, Sonia Éthier, estime de son côté que le premier ministre François Legault et son gouvernement «viennent de faire la preuve que ses beaux discours sur l'importance de protéger celles qu'il appelait "ses anges gardiens" ne voulaient rien dire».

La présidente de la CSQ, Sonia Éthier.
PHOTO COURTOISIE
La présidente de la CSQ, Sonia Éthier.

«Nous voulons une négociation sérieuse, avec des propositions qui feront une vraie différence dans les milieux de travail et amélioreront les conditions de travail [...]. C'est sur cette base que les négociations doivent reprendre», a-t-elle ajouté.