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Réouverture des commerces: les commerçants se croisent les doigts

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Après une pause forcée de six semaines, les commerces pourront reprendre leurs activités lundi.

En zone rouge, ce sont des commerces dans le domaine de l'esthétique, par exemple, qui peuvent reprendre leurs activités. Les centres commerciaux également sont de nouveau accessibles à la clientèle. Des réouvertures qui étaient attendues, mais qui demandent malgré tout une certaine planification.

C’est notamment le cas des cliniques d'esthétique Medicart, où la réouverture a demandé toute une gestion à la direction de cette chaîne, qui compte 35 cliniques à travers le Québec et l'Ontario.

«C'est plus de 6100 rendez-vous qu'on a dû replacer dans les agendas. Les agendas vont être vraiment prolongés. On va ouvrir des plages plus tôt le matin. D'autant plus que, là, il faut fermer à 19h30 à cause du couvre-feu», explique la présidente Julie Bédard.

Comme ce fut le cas depuis les dernières semaines, l'achalandage était réduit encore aujourd'hui à la place Fleur de Lys.

  • Écoutez l’entrevue de Christian Vezina, Vice-président Opérations chez Cadillac Fairview

Mais des signes laissent entrevoir la reprise imminente des activités dans plusieurs commerces, dont à la boutique Sunrise, spécialisée dans la vente de disques et d'articles thématiques.

«On n'avait rien de fait! On était prêt pour le Boxing Day, le 26, qui n'a pas eu lieu. Il a fallu défaire tout le Boxing Day, tout Noël. Après ça, il a fallu refaire le ménage. Tout ce qui s'est accumulé pendant un mois, les problèmes, les emails...», indique Guillaume Labrie, gérant de la succursale.

Pas très loin de là, le propriétaire d’un comptoir à sushis s'était résigné à fermer aussi en décembre, faute d'achalandage dans le centre commercial. Il se croise les doigts pour que les clients soient de retour, même s'ils ne pourront pas manger sur place.

«Je suis confiant, j'ai confiance. D'après ce qu'on m'a dit, d'après les statistiques, ça a l'air que le monde, ils ont faim. Ha! ha! Ils ont hâte de sortir!» dit Vuth Pin, propriétaire de Mysa Sushi.

Son voisin spécialisé notamment dans la vente de machines à coudre et d'aspirateurs ne veut pas, lui, trop se faire d'idées.

«Les gens se sont habitués à acheter en ligne. Donc, au début, je ne m'attends pas à ce que ce soit un achalandage incroyable», note Gilles Riverin, propriétaire du Centre de couture et de l’aspirateur.

Pour la direction des centres commerciaux, la gestion de l'achalandage et du flânage sera l'une des priorités.

«C'est sûr que les attroupements, on a capté le message: on va être très, très prudents pour éviter ce flânage-là dans nos centres commerciaux. On a des outils informatiques. Alors, sur nos téléphones cellulaires, on peut savoir en temps réel il y a combien de personnes dans nos propriétés», précise Donald Larose, directeur général de Laurier Québec et de Place Sainte-Foy.

Les prochaines semaines nous diront si tout se passe bien.