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The Weeknd: spectaculaire mais froid

Le chanteur The Weeknd a livré une prestation visuellement impressionnante au 55e Super Bowl

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The Weeknd a sorti l’artillerie lourde pour divertir les millions de téléspectateurs qui regardaient le Super Bowl dimanche soir. Spectaculaire de bout en bout, sa prestation manquait toutefois de chaleur.

Des feux d’artifice, une chorale, un immense mur illuminé comme une mégalopole, une chorégraphie réglée au quart de tour... The Weeknd n’a certainement pas livré une performance paresseuse.

Côté musique, le chanteur canadien a offert 8 chansons en 12 minutes. Nul besoin de mentionner qu’il s’agissait d’une succession effrénée d’extraits. Durant cette course folle, on a pu entendre Starboy, The Hills, Earned It, I Feel it Coming et Save Your Tears.

Le point culminant ? L’irrésistible Blinding Lights, proposée en clôture. Une bonne dose de fun léger sur laquelle on pouvait enfin s’abandonner.

La déception ? Can’t Feel My Face, trop étourdissante en raison d’une caméra surexcitée. 

Le son laissait également à désirer. Sur place, peut-être que c’était mieux, mais devant notre téléviseur, ça manquait crûment de relief. Et souvent, on perdait la voix du chanteur. On comprend mal comment un événement aussi grandiose puisse être doté d’une sono aussi moyenne.

Visuellement, par contre, c’était magnifique. Voire cinématographique.

  • Écoutez la chronique culturelle d’Anaïs Guertain-Lacroix à l’émission de Pierre Nantel sur QUB radio:

Puisque les gradins du stade Raymond James de Tampa étaient au quart remplis en raison des restrictions sanitaires liées au coronavirus, The Weeknd disposait d’un espace immense pour s’exprimer. Et il en a profité.

Après avoir investi une partie des estrades pour livrer ses premières chansons, l’artiste de 30 ans est descendu au niveau du terrain en compagnie d’une petite armée de danseurs aux visages recouverts de bandelettes blanches pour clore son spectacle. Chaque mètre carré était occupé.

Mariage arrangé

Avant la partie, l’hymne national des États-Unis a fait l’objet d’une collaboration entre Jazmine Sullivan, une chanteuse soul, et Eric Church, un chanteur country. Cet improbable duo a dépassé nos attentes.  

Eric Church et Jazmine Sullivan ont uni leurs voix pour interpréter l’hymne national américain.
Photo AFP
Eric Church et Jazmine Sullivan ont uni leurs voix pour interpréter l’hymne national américain.

Ce mariage arrangé entre deux genres musicaux complètement différents symbolisait assurément les efforts d’unification des États-Unis post-Donald Trump.

Pour sa part, l’auteure-compositrice-interprète H.E.R. s’est chargée d’America The Beautiful. Ponctuée d’un solo de guitare électrique, sa relecture a donné un traitement-choc salutaire au morceau patriotique.

Dans une vidéo préenregistrée présentée juste avant le botté d’envoi, la poétesse Amanda Gorman, qui avait illuminé la cérémonie d’investiture de Joe Biden en janvier, a récité un texte dans lequel elle a honoré deux travailleurs essentiels, ainsi qu’un vétéran de l’armée.

Le tailgate de Miley

Présenté sur CBS et TikTok en direct de Tampa, le concert de Miley Cyrus est venu égayer l’avant-match des amateurs en milieu d’après-midi. 

En après-midi, le rockeur Billy Idol a rejoint Miley Cyrus sur scène.
Capture d'écran CBS
En après-midi, le rockeur Billy Idol a rejoint Miley Cyrus sur scène.

Vêtue d’un costume qu’on pourrait qualifier d’uniforme de meneuse de claque débauchée, la chanteuse s’est produite devant un auditoire composé de 7500 « anges gardiens » vaccinés contre la COVID-19, incluant plusieurs infirmières et infirmiers des hôpitaux des alentours.

Pendant près d’une heure, Miley Cyrus a chanté ses propres pièces (Nothing Breaks Like A Heart, Prisoner, We Can’t Stop, Party in the USA), en plus d’offrir quelques reprises vitaminées de tubes des décennies 1970, 1980 et 1990, dont Head Like A Hole de Nine Inch Nails, Heart of Glass de Blondie, Jolene de Dolly Parton, et Rebel Girl de Bikini Kill.

Particulièrement en voix, la star a également reçu l’appui de deux ex-idoles punk rock : Billy Idol pour Nightcrawling et White Wedding, et Joan Jett pour Bad Reputation et I Hate Myself For Loving You.

L’artiste de 28 ans a conclu sa prestation avec Wrecking Ball, qu’elle a été contrainte de recommencer pour évacuer un trop-plein d’émotions.


La firme montréalaise PixMob – experte en technologie portable et éclairage sans fil – a participé au spectacle de The Weeknd.